Une fresque
inaugurée l’an dernier
La Maison du notaire de Trois-Pistoles, en partenariat avec la Compagnie de navigation des Basques et la Maison des jeunes de Trois-Pistoles, ont inauguré, l’année dernière une nouvelle murale réalisée à bord du traversier L’Héritage 1 par l’artiste Maxilie Martel-Racicot, connue sous le nom de Monosourcil.
Créée sur mesure pour le bateau, l’œuvre est la réalisation d’un travail collaboratif entre l’artiste et un groupe de la Maison des jeunes. Ceux-ci ont participé à un exercice de réflexion collective animé par Monosourcil, durant lequel ils ont été invités à partager ce qui, à leurs yeux, représente leur communauté.
Ces idées ont ensuite servi de point de départ à l’élaboration de la murale. « Le résultat est très intéressant. Il donne une belle murale qui représente les liens entre les deux rives. Le contenu a été pensé par les jeunes de Trois-Pistoles, à qui on a demandé ce qui représente Trois-Pistoles. On retrouve le cheval noir, le cheese complet de la Cantine D’Amours, la souris de la Fromagerie des Basques, et le capitaine avec le vent dans la face. Pour la Côte-Nord, nous avons une représentation des Premières Nations, et un jeune avec un gant de baseball. C’est quelque chose qui nous identifie des deux côtés du fleuve, le baseball. Nous sommes vraiment fiers de cette œuvre qui embellit le navire, et ça nous démarque des autres », commente le capitaine du bateau, Jean-Philippe Rioux.
En plus de contribuer à la conception de l’œuvre, les jeunes ont également pu s’initier à l’art du graffiti lors d’ateliers pratiques également dirigés par l’artiste.
Ce projet s’inscrivait dans une volonté commune des organismes partenaires de valoriser la créativité des jeunes, et de leur offrir un espace d’expression ancré dans leur milieu. Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec.
Le service à la clientèle est apprécié des passagers
(Alexandre D’Astous) L’année dernière, les dirigeants de la Compagnie de navigation des Basques (CNB) ont réalisé un sondage auprès des passagers, qui confirme ce que les dirigeants mentionnaient depuis quelques années, à savoir que la Traverse Trois-Pistoles/Les Escoumins se démarque par la qualité de son service à la clientèle.
Environ 900 personnes ont répondu au questionnaire. « Le sondage a reflété ce qu’on essaie de faire pour notre clientèle. Les clients apprécient la proximité des employés, leur courtoisie, notre accueil, et la chaleur de notre personnel. Nous n’avons peut-être pas le bateau dernier cri, mais nous sommes capables de faire vivre une expérience à nos clients. Pour nous, ce n’est pas juste d’amener les gens d’une rive à l’autre. On essaie de développer l’expérience en passant dans le parc marin avec les baleines, en étant accueillant, et en ayant des produits qui se démarquent. En mettant l’accent sur des produits locaux. C’est notre façon de nous démarquer », affirme la capitaine du navire, Jean-Philippe Rioux.
Une place acquise
Le capitaine Rioux souligne que la Traverse Trois-Pistoles/Les Escoumins n’a plus besoin de démontrer son utilité. « Nous ne sommes peut-être pas indispensables à l’année, mais c’est clair que si nous ne sommes pas là pendant l’été, il y aura un surplus de trafic que le système actuel n’est pas en mesure de prendre. Quand tout le monde opère, c’est plein partout pendant l’été. Quand il en manque un, le système actuel n’arrive pas à répondre à la demande. Pendant la période estivale, notre présence fait en sorte que le système soit plus fluide. Dans le passé, quand Rimouski/Forestville était là, nous étions pleins quand même. »
Traverser à pied ou à vélo
La CNB invite les gens à traverser à pied ou à vélo. « En termes de véhicules, nous sommes presque pleins à longueur d’année. Par contre, notre capacité de passagers est en moyenne à la moitié. Notre but, c’est de développer cela, et de vendre les allers-retours comme une expérience. C’est une belle sortie lors d’une belle journée, un aller-retour qui peut se faire en quatre heures. Pour une sortie en famille, ce n’est pas trop dispendieux. Dépendamment des horaires, il peut être possible de traverser le matin et de revenir le soir. Nos spéciaux aller-retour sont dans la même journée, mais pas obligatoirement dans deux voyages de suite, ce qui offre du temps pour découvrir ce que l’autre côté a à offrir », mentionne M. Rioux.
Promotion pour les clubs de jeunes
Grande nouveauté cette année : afin de développer encore plus les échanges entre les deux rives, les clubs de jeunes qui veulent traverser pour faire une activité avec un club similaire sur l’autre rive pourront traverser gratuitement. Par exemple, si un club de soccer veut jouer un match contre une équipe de l’autre côté, tous les jeunes pourront traverser gratuitement.
Cette promotion s’adresse aux jeunes des MRC des Basques et de la Haute-Côte-Nord. La gratuité touche uniquement les jeunes, et non les adultes accompagnateurs ou les entraîneurs. « L’objectif est de tisser des liens, que ce soit via le sport, la culture ou le communautaire. Ça pourrait être les camps de jour, la Maison des jeunes ou des groupes de scouts. La stratégie, c’est de former des liens chez les jeunes pour qu’ils perdurent dans le temps. Ce sont les adultes du futur », explique M. Rioux.
En fonction des marées
L’horaire des traversées est établi en fonction des marées. « On peut aller jusqu’à trois allers-retours par jour, selon les marées et l’achalandage. Généralement, on fait trois allers-retours par jour entre la Saint-Jean-Baptiste et la fête du Travail. Avant et après, c’est deux traversées quotidiennes. On fait plus de 500 voyages par année. La moyenne joue entre 30 000 et 35 000 passagers par année, et 11 000 véhicules », indique M. Rioux.
L’horaire est disponible sur le site internet de la Compagnie de navigation des Basques, ainsi qu’à la fin de ce
cahier.
©Tous droits réservés, Journal l’Horizon, juin 2025

