(Alexandre D’Astous-Les dirigeants de Must urbain ont tenu un point de presse ce jeudi après-midi afin de faire le point sur l’incendie qui a rasé l’immeuble patrimonial dimanche et sur la suite des choses. Il est encore trop tôt pour savoir si un bâtiment sera reconstruit puisque l’ancien couvent n’était pas assuré.

Très émus, Emmanuelle Rousseau et Philippe Dusseault ont expliqué avoir seulement une assurance pour la responsabilité civile puisqu’il n’y avait pas d’eau ni d’électricité dans le bâtiment. « Nous avions engagé des gens pour faire la surveillance du site. Ce n’était pas facile d’entrer dans le couvent. Il fallait vouloir le faire », indique Mme Rousseau.

« Nous avions un beau projet pour le couvent. Nous étions tombés en amour avec le bâtiment. C’est un projet qui nous tenait à cœur », ajoute le couple d’entrepreneurs de Sherbrooke qui a suivi le déroulement des événements de dim. anche depuis l’Europe. « Tous les jours, on pensait au couvent. On a rêvé de ce qu’il allait devenir. Ça aurait été très beau ».

La suite des choses

Les propriétaires ne savent pas encore ce qu’ils vont faire avec le terrain. « Le ramassage des décombres va débuter cet automne et se poursuivre au printemps. On aimerait récupérer le plus de pierres possibles. On demande aux gens de ne pas venir chercher eux-mêmes des pierres parce que le site est dangereux. On verra ensuite si on peut faire un mur de bâtiment ou un mémorial avec les pierres. On pourrait aussi en donner à la population. Il faut commencer par les trier », mentionne Mme Rousseau.

Les promoteurs demandent aux parents des jeunes qui auraient causé l’incendie de les contacter afin de voir s’ils ont une assurance pour la responsabilité civile. « Pour nous, c’est une perte nette ».

« Nous étions investis dans ce projet. C’est une grande perte pour la communauté. C’est un événement épouvantable. Aucune vie n’a été perdu », déclare M. Dusseault, qui s’est adressé aux deux jeunes. « C’est une très grande bêtise qui aura des répercussions sur votre vie. Vous pouvez soit vous laissez abattre ou vous retrousser les manches pour devenir les meilleurs dans ce que vous ferez. Vous allez aussi devoir apprendre à vous pardonner ».

Le maire invite au calme

Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney, appelle la population au calme, particulièrement sur les réseaux sociaux où des débordements ont été observés depuis les tristes événements.

« Arrêté de dire n’importe quoi sur les réseaux. Ce n’est pas le temps de se confronter, c’est le temps de se retrouver ensemble et de se serrer les coudes. Les gens de Must urbain étaient très engagés dans ce projet avec la Ville. Devant une grande épreuve, il faut se retrousser les manches. Trois-Pistoles est une ville résiliente. Il faut aller de l’avant. Nous allons continuer de travailler avec les promoteurs ».

La Ville de Trois-Pistoles va annoncer certaines actions vendredi pour permettre à sa population de passer à travers ce deuil.

Photo : Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney et les propriétaires de l’ancien couvent : Philippe Dusseault et Emmanuelle Rousseau, devant le site. (Photo Alexandre D’Astous)

Photo : Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney, invite les gens au calme sur les réseaux sociaux. (Photo Alexandre D’Astous)