(Alexandre D’Astous)-Le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent dévoilait plus tôt cette semaine ses demandes pour des engagements musclés en environnement de la part des partis. En réponse, les candidats et la candidate de Québec solidaire dans la région s’engagent pour les transports collectifs, la protection des territoires, la protection et l’accès aux plans d’eau et la sauvegarde des caribous. 

« Les changements climatiques ont des impacts de plus en plus grands sur notre environnement et sur notre qualité de vie. Nous, les candidats de Québec solidaire dans le Bas-Saint-Laurent, on croit que bâtir un Québec vert, c’est possible », déclare Virginie Chevalier-Archambault, candidate de Québec solidaire dans Rimouski.

Transports collectifs

Le transport demeure la principale source d’émission de gaz à effet de serre, mais les précédents gouvernements ont minimisé l’urgence d’agir. Encore récemment, la Coalition Avenir Québec refusait d’autoriser les municipalités de la région de financer elles-mêmes la Régie de transport du Bas-Saint-Laurent, alors que, dû au manque de financement, la MRC de Rimouski-Neigette a suspendu son offre de transport collectif à partir de 2027.

« On s’engage à donner les 5 M$ nécessaires à la Régie des transports du Bas-Saint-Laurent pour qu’elle puisse offrir un transport collectif efficace entre toutes les villes et les villages dans la région », lance  Pierre-Erik Isabelle, candidat de Québec solidaire dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques.

Québec solidaire annonce également le rachat des entreprises de transport interrégional par une société publique, afin de rétablir les trajets coupés dans les dernières années et d’améliorer le service entre le Bas-Saint-Laurent et les autres régions du Québec.

Protection des territoires

La création d’aires protégées stagne partout au Québec, mais elles sont nécessaires pour atteindre la cible de 30% du territoire protégé d’ici 2030, et elles constituent de véritables leviers de développement régional. Le Bas-Saint-Laurent a bien amorcé le processus de priorisation régionale, mais les résultats concrets tardent toujours.

« Le ministère de l’Environnement doit avoir toutes les ressources nécessaires pour donner suite rapidement aux projets déposés par les groupes citoyens, les communautés autochtones et le milieu municipal. Ils savent quels territoires doivent être protégés et il faut leur faire confiance », affirme Jordan Veillette, candidat de Québec solidaire dans Côte-du-Sud.

Protection et accès à l’eau

Les projets de développement en cours ou à venir au Bas-Saint-Laurent sont nombreux et menacent nos cours d’eau, nos milieux humides et nos ressources d’eaux souterraines. Aussi, 98,5% des berges de lacs et de cours d’eau du Bas-Saint-Laurent sont inaccessibles au public.

« Avec les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, il est essentiel de prendre soin de nos plans d’eau et donner aux gens de la région un réel accès à ces espaces naturels », mentionne Virginie Chevalier-Archambault, candidate de Québec solidaire dans Rimouski.

Sauvegarde du caribou

En Gaspésie, il ne reste que 21 caribous montagnards vivant en liberté et 20 en captivité. Et on continue de prendre des décisions à la pièce, ce qui contribue à la dégradation de ses habitats. Il faut prendre des mesures concrètes pour protéger et restaurer les habitats fauniques.

« On peut agir rapidement en reboisant les chemins forestiers qui menacent le caribou en Gaspésie. Leur protection doit aussi être un critère essentiel de la planification du développement du territoire dans la région », assure Gabriel Plante, candidat de Québec solidaire dans Matane–Matapédia–Mitis.

Photo : Le candidat de Québec solidaire dans Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, Pierre-Érik Isabel. (Photo courtoisie)