(Alexandre D’Astous)-)  Le résultat catastrophique de son parti en 2022 est loin de décourager la candidate libérale dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques, Karine Malenfant, qui se dit optimiste et qui rappelle qu’il y a eu un ministre libéral (Jean D’Amour) dans la circonscription, il n’y a pas si longtemps.

Karine Malenfant est bien connue dans la région comme ancienne directrice de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, et du comité organisateur de la finale des Jeux du Québec de Rivière-du-Loup en 2023. Elle a aussi travaillé pour Co-éco, où elle a épaulé les municipalités du KRTB dans le dossier des matières résiduelles. Lors des trois dernières années, elle était directrice générale du Collège Notre-Dame à Rivière-du-Loup.

« J’ai passé mon enfance à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, et je suis déménagée à Rivière-du-Loup à l’adolescence. Ma carrière au sein d’organismes à but non lucratif gouvernés par un conseil d’administration fait que je comprends assez bien les enjeux des organismes communautaires, et ce qu’ils vivent en ce moment. J’ai toujours été intéressée par la politique de façon générale. Le parti libéral a toujours été le parti dont les valeurs sont les plus proches des miennes. À la fin de mon contrat au Collège, je me cherchais une mission. Le timing était bon. La campagne électorale démarrait, et on m’a approchée pour me présenter pour le Parti libéral. J’ai décidé d’embarquer dans le train », raconte la candidate.

« Je suis une fille de solutions, et je travaille en concertation. En politique, on doit prendre des décisions difficiles. Je pense qu’il faut être transparents, et expliquer ces décisions », mentionne-t-elle.

La proximité avec les gens

« Je veux être le plus près possible des gens, afin de bien comprendre leurs enjeux et d’aider à les résoudre. Je veux développer la région, et m’assurer qu’elle ne soit pas oubliée à Québec quand vient le temps de prendre des décisions. Pour la campagne, je veux aller à la rencontre des gens. Je vais rencontrer les conseils municipaux, les organismes, et j’irai dans des activités populaires. Je vais faire du porte-à-porte. Je veux comprendre ce qui se passe, et pour cela, il n’y a rien de mieux que de parler en face à face avec les gens », affirme Mme Malenfant.

Dans les Basques

Pour les Basques, la priorité de la candidate libérale touche l’urgence de Trois-Pistoles. « C’est un incontournable que ça demeure 24/7. On va aussi discuter de l’autoroute 20. Je pense que le statu quo n’est pas possible. Les études ont de l’âge. Est-ce qu’elles sont toujours pertinentes.  ? La solution, je ne la connais pas en ce moment, mais il faut faire quelque chose parce que c’est très dangereux actuellement. Les gens de Saint-Simon n’ont plus de qualité de vie. ».

Mme Malenfant constate que la MRC des Basques a réussi à tisser un filet social. « Le milieu s’est concerté pour offrir des services. Il faut financer correctement nos organismes sans but lucratif, et leur donner de la prévisibilité. C’est ce que les organismes demandent. Même chose pour les entrepreneurs, qui veulent voir ce qui s’en vient pour être capables de s’organiser. Au Parti libéral, nous nous sommes engagés à faire cela », souligne Mme Malenfant.

La candidate estime que le développement économique est essentiel. « Les entreprises créent de la richesse, ce qui nous permet de financer nos services. Le Québec, c’est un tissu de PME. Leurs présences dynamisent le milieu. ».

Par ailleurs, Karine Malenfant pense que l’État doit moins s’ingérer dans la gestion auprès des municipalités ou des entreprises, et leur laisser plus de libertés. Elle parle aussi d’équité intergénérationnelle. « Il faut penser à tout le monde, des jeunes aux personnes âgées. Le coût de la vie est un autre enjeu important, tout comme les logements abordables,  et l’immigration, avec les travailleurs étrangers temporaires. ».

Concernant ses chances d’être élue le 5 octobre, Karine Malenfant estime que tout est possible. « Dans la circonscription, nous avons eu longtemps des députés libéraux. Je constate que tout est sur la table. Il s’agit d’aller rencontrer les gens, et de répondre à leurs attentes. ».

Photo : La candidate libérale, Karine Malenfant. (Photo courtoisie)