(Alexandre D’Astous)-L’Équipe Christine Fréchette – Coalition Avenir Québec présente plusieurs mesures afin de mieux accompagner les municipalités à faire face à la crise de l’itinérance et à investir dans les infrastructures municipales.
La volonté de la cheffe de la Coalition Avenir Québec est claire: travailler en partenariat avec les municipalités. L’annonce a été faite alors que la première ministre prenait la parole devant les membres de l’Union des municipalités du Québec.
Création d’un fonds d’urgence pour l’itinérance
Les municipalités font face à des défis importants en matière de cohabitation et d’itinérance. L’itinérance est maintenant présente dans toutes les régions du Québec. Malgré les investissements historiques des dernières années en matière d’itinérance et l’engagement du gouvernement Fréchette, les besoins demeurent importants et causent une pression importante dans nos municipalités.
Partout au Québec, les besoins en matière d’itinérance sont importants et la situation exige des réponses rapides et adaptées aux réalités de chaque milieu. Pour mieux soutenir les municipalités et intervenir rapidement face à cette crise, l’équipe de Christine Fréchette s’engage à créer un fond d’urgence de 250 M$ pour l’itinérance. Cela s’ajoute à l’engagement d’investir 100 M$ supplémentaires en mesure d’aide et d’accompagnement au logement.
Maintien et rénovation des infrastructures
Les municipalités doivent à la fois entretenir des infrastructures vieillissantes et répondre aux besoins liés à leur développement. Pour financer leurs projets, elles doivent naviguer entre plusieurs programmes, chacun avec ses critères, ses échéances et ses exigences. Cette façon de faire mobilise du temps et des ressources tant pour les municipalités que pour le gouvernement du Québec. Ces mêmes ressources pourraient plutôt servir à planifier et à réaliser les travaux, une réalité qui pèse particulièrement sur les plus petites municipalités.
Christine Fréchette s’engage donc à abolir et fusionner les nombreux programmes en infrastructures en un seul transfert annuel et prévisible afin de simplifier la vie des municipalités, ce qui leur permettra de mieux planifier leurs investissements et de consacrer moins de ressources à la paperasse.
La cheffe s’engage également à ajouter un milliard de dollars supplémentaires aux programmes existants. Rappelons que les transferts aux municipalités sont passés de 3,8 G$ en 2014, sous le PLQ, à 7,4 G$ en 2024. La CAQ a aussi consacré le transfert d’un point de TVQ aux municipalités.
« Les besoins sont immenses dans nos municipalités. Quand des employés passent leur temps à remplir des formulaires, ils ne sont pas en train de planifier les travaux ou de faire avancer les projets. Nous voulons rendre les choses plus simples, donner plus de prévisibilité aux municipalités et leur permettre de se concentrer sur leurs véritables priorités. À commencer par l’essentiel : l’eau potable, les égouts et les infrastructures de base dont nos municipalités ont besoin pour se développer », a déclaré Christine Fréchette.
L’eau d’abord
Les investissements serviront en priorité aux infrastructures essentielles en eau. Une quarantaine de municipalités sont actuellement sous moratoire en raison de l’état ou de la capacité de leurs infrastructures d’eau. Des projets de développement résidentiel, commercial ou industriel sont ainsi freinés, tandis que certains citoyens doivent faire bouillir leur eau avant de la consommer.
Une fois leurs infrastructures d’eau jugées en bon état, les municipalités pourront utiliser le financement restant pour d’autres projets, selon leurs priorités. L’engagement, qui entrerait en vigueur en 2027, représente un investissement supplémentaire de 1 G$.
Miser sur la collaboration
L’équipe Christine Fréchette s’engage finalement à retirer la disposition permettant au ministre de l’Éducation d’exiger aux municipalités la cession, à titre gratuit, d’un terrain pour un centre de services scolaires. La Coalition souhaite davantage miser sur la collaboration pour mieux planifier l’implantation des futures écoles.
Photo : Christine Fréchette (Photo Facebook)


