(Alexandre D’Astous)-La candidate du Parti Québécois dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, Ariane Boyer accueille avec grand enthousiasme l’engagement de son parti de rémunérer les stages obligatoires de fin d’études en santé et services sociaux, en enseignement et en éducation à la petite enfance.
Pour la candidate, cette mesure doit aussi servir à attirer et à retenir davantage de futurs professionnels dans les services publics de la région.
Un gouvernement du Parti Québécois rémunérerait ces stages au salaire minimum dans les établissements publics. Pour un stage pratique de 420 heures, un étudiant pourrait ainsi recevoir près de 7 000 $.
« Demander à quelqu’un de faire plusieurs semaines de stage à temps plein sans véritable salaire, c’est lui demander de choisir entre sa formation et ses factures. En région, on a tout intérêt à enlever cet obstacle : chaque étudiant qu’on forme ici et qui développe des liens avec un milieu de travail d’ici est une personne qu’on a une meilleure chance de garder chez nous. »
Former ici pour recruter ici
Pour Ariane Boyer, la mesure prend une importance particulière dans une région où les besoins de main-d’œuvre se font sentir dans plusieurs services essentiels. Les stages représentent souvent un premier contact concret entre un futur professionnel et son éventuel milieu de travail.
La candidate souhaite donc que les établissements de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques puissent pleinement profiter de la mesure et accueillir davantage de stagiaires dans les domaines visés.
« Nos écoles, nos services de garde et notre réseau de la santé ont besoin de personnel. Quand un étudiant vient faire son stage chez nous, il découvre une équipe, un milieu et une communauté. Rémunérer ce stage, c’est soutenir l’étudiant aujourd’hui, mais c’est aussi se donner une meilleure chance qu’il choisisse de travailler ici demain. »
La mesure annoncée par le Parti Québécois vise notamment les étudiants en sciences infirmières, en travail social, en enseignement et en éducation à l’enfance. Elle remplacerait l’approche actuelle fondée sur des bourses par une rémunération au salaire minimum pour les stages pratiques de fin d’études visés.
Agir sur le choix des études
Au-delà du recrutement, la rémunération des stages agit aussi sur le choix des études. La réduction du risque de précarité financière pendant la formation rend ces domaines plus attrayants pour les jeunes au moment de choisir leur orientation, ce qui pourrait inciter un plus grand nombre d’entre eux à s’y former.
Cet argument vaut aussi pour les étudiants venus de l’extérieur de la région. Le départ du milieu familial, la recherche d’un logement et les frais de subsistance freinent souvent un jeune qui songe à étudier loin de chez lui, avec un risque réel d’endettement. Un stage rémunéré atténue cette inquiétude et rend le choix de venir se former dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques plus accessible.
« On parle beaucoup d’attraction et de rétention de la main-d’oeuvre en région. Voici une façon très concrète d’agir : permettre aux jeunes de compléter leur formation sans s’appauvrir et utiliser leurs stages pour créer un véritable pont vers un emploi dans nos communautés. »
Photo: Pour Ariane Boyer, la mesure prend une importance particulière dans une région où les besoins de main-d’œuvre se font sentir dans plusieurs services essentiels. (Photo courtoisie)


