(Alexandre D’Astous)-Le Réseau BIBLIO Québec (RBQ) demande aux différents partis politiques de s’engager à rattraper le retard de financement des dernières années afin d’assurer les services des bibliothèques en milieux ruraux.
Les conséquences du retard chronique de financement ont déjà un impact sur la qualité des collections et freine l’implantation de de nouveaux services essentiels. Si le manque à gagner de près de 3 M$ n’est pas comblé, l’accès à la culture va continuer à s’effriter dans nos régions.
« Les services des bibliothèques régionales sont sur le respirateur artificiel depuis des décennies, et le retard dans leur financement a des conséquences importantes pour l’accès à la culture en région, l’alphabétisation et l’initiation des enfants à la culture. Je demande aux partis politiques de prendre un engagement ferme en faveur du droit fondamental à la culture des Québécoises et des Québécois, peu importe, où ils habitent », soutient Julie Blais, présidente du Réseau BIBLIO Québec.
Un financement bien en deçà de l’inflation
Alors que le taux d’inflation a été de 53 % ces 20 dernières années, l’augmentation du financement des Réseaux BIBLIO n’a été que de 9 %. Deux décennies plus tard, il s’agit donc d’un manque à gagner de 3 M$ qui vient ajouter de la pression sur l’accès à la culture en région. Et cela est sans compter la hausse marquée des coûts d’opération des bibliothèques en milieux ruraux.
Conséquence? Depuis 20 ans, les heures travaillées au sein des bibliothèques régionales ont diminué de 17 % pour boucler les budgets. Or, la population desservie par ces mêmes bibliothèques ne cesse d’augmenter, tout comme les besoins et les attentes des usagères et des usagers des bibliothèques.
Rôle en péril
Ces défis cumulés mettent en péril le rôle essentiel des Réseaux BIBLIO dans la vitalité des communautés, soit de soutenir l’accès à la culture en région par le biais notamment de l’acquisition de collections actuelles et diversifiées.
« Offrir des services et des ressources dans les bibliothèques ne doit pas être vu comme un luxe. Elles jouent un rôle central dans la vitalité culturelle du Québec et répondent aux besoins de littératie de la population, de la petite enfance jusqu’au quatrième âge. Sans les Réseaux BIBLIO, c’est la vitalité culturelle même de nos communautés régionales qui est en jeu », insiste Julie Blais.


