Alexandre D’Astous)-Le Parti Vert du Québec dévoile son programme électoral 2026, Le Nouveau Plan Vert, un programme écosocialiste qui propose une transformation majeure de l’économie québécoise afin de répondre simultanément à la crise climatique, à la hausse du coût de la vie, à la crise du logement et à la détérioration des services publics.
« Les Québécois ont besoin de changements beaucoup plus importants que ce que proposent les partis traditionnels. Notre programme ne se contente pas de gérer les crises actuelles : il propose de transformer profondément notre économie pour réduire le coût de la vie, protéger l’environnement et renforcer les services publics », affirme Alex Tyrrell, chef du Parti Vert du Québec.
Parmi les nouvelles propositions phares du programme 2026, le Parti Vert propose :
– Réduire les loyers de 5 % par année pendant quatre ans, afin de faire baisser concrètement le coût du logement, tout en développant massivement le logement public, social et coopératif.
– Créer Alimentation Québec, un réseau public de 150 à 200 épiceries, avec ses propres entrepôts, centres de transformation et moyens de distribution, afin de réduire le prix du panier d’épicerie de 25 à 30 % et de rendre les aliments locaux et de qualité accessibles à tous.
– Rendre le transport collectif entièrement gratuit partout au Québec, tout en augmentant massivement l’offre de service, en développant le transport régional et interurbain et en poursuivant l’expansion des métros, tramways et réseaux ferroviaires.
– Faire de la protection des lacs, des rivières et de l’eau potable une priorité nationale, avec des mesures beaucoup plus fortes pour protéger les bassins versants, les milieux humides, les habitats naturels et les sources d’eau potable contre la pollution et les projets industriels destructeurs.
– Lancer une grande étude de la biodiversité québécoise afin de mieux connaître l’état de nos écosystèmes et de guider les décisions gouvernementales en matière de protection du territoire.
– Renforcer considérablement les lois protégeant les espèces menacées et leurs habitats, restaurer les milieux naturels dégradés et développer des corridors écologiques à travers le Québec.
– Renforcer les évaluations environnementales et l’application des lois environnementales, afin que les intérêts économiques privés ne puissent plus passer avant la protection des lacs, des rivières, des forêts et de la santé publique.
– Protéger davantage les lacs contre les espèces envahissantes, notamment par le lavage des embarcations et un soutien accru aux organismes de bassins versants.
– Réduire le coût de la vie en agissant directement sur les dépenses essentielles : loyers moins chers, épiceries publiques, transport collectif gratuit, médicaments gratuits et services publics accessibles.
– Créer Pharma-Québec et rendre les médicaments d’ordonnance gratuits, afin que personne ne soit privé de médicaments essentiels en raison de son revenu.
– Rendre l’éducation gratuite de la garderie jusqu’à l’université, pour réduire l’endettement et faire de l’éducation un véritable service public universel.
– Offrir gratuitement les services de psychologues et de psychothérapeutes dans le réseau public, afin que le revenu ne détermine plus l’accès aux soins de santé mentale.
– Augmenter le salaire minimum à 22 $ l’heure dès 2027 et mieux redistribuer la richesse afin que les travailleurs puissent réellement faire face à l’augmentation du coût de la vie.
– Investir au moins 500 milliards de dollars dans la transition écologique au cours d’un premier mandat, afin de transformer rapidement les transports, les bâtiments, l’énergie et l’économie québécoise tout en créant des emplois.
– Atteindre la carboneutralité en 2040 et mettre fin aux politiques qui repoussent constamment les véritables efforts climatiques à plus tard.
– Faire de la paix une priorité de la politique internationale du Québec. Le Parti Vert s’oppose à la course aux armements, à l’augmentation massive des dépenses militaires et aux politiques étrangères qui privilégient l’escalade militaire plutôt que la diplomatie.
– S’opposer à l’objectif de consacrer 5 % du PIB aux dépenses militaires et aux projets militaires démesurés, dont l’achat envisagé de nouveaux sous-marins pour le Canada.
– Fermer le Bureau du Québec à Tel-Aviv et adopter une politique québécoise beaucoup plus ferme en faveur des droits humains, du droit international et de la paix au Moyen-Orient.
Refuser le faux choix entre l’environnement et le coût de la vie. Le Nouveau Plan Vert repose sur l’idée que la transition écologique doit améliorer immédiatement la vie quotidienne : payer moins cher son logement, son alimentation, ses déplacements et ses médicaments, tout en protégeant l’eau, le climat et les écosystèmes.
Une fiscalité plus progressive
Le Parti Vert propose également une fiscalité beaucoup plus progressive afin de financer ces transformations, notamment une contribution accrue des grandes entreprises, des institutions financières et des plus grandes fortunes.
Le programme met particulièrement l’accent sur la réduction du coût de la vie. Pour le Parti Vert, les politiques environnementales doivent permettre aux citoyens de payer moins cher leur logement, leur alimentation, leurs déplacements, leurs médicaments et leurs services essentiels.
« Pendant que les autres partis nous demandent de choisir entre l’environnement et le coût de la vie, nous proposons de nous attaquer aux deux problèmes en même temps. Des loyers moins chers, des épiceries publiques, le transport collectif gratuit, des médicaments gratuits et des services publics renforcés sont à la fois des politiques sociales et des outils de transition écologique », poursuit Alex Tyrrell.
Le Parti Vert du Québec présente son programme comme une rupture avec les politiques d’austérité, de privatisation et de croissance économique à tout prix. Il propose plutôt une économie axée sur les besoins de la population, la redistribution de la richesse, la réduction de la consommation de ressources et la protection des écosystèmes. « Nous sommes le seul parti qui propose une transformation écosocialiste de cette ampleur. Face aux crises climatique, sociale et économique, les demi-mesures ne suffisent plus. Le Québec possède les ressources et la richesse nécessaires pour faire beaucoup mieux. Il faut maintenant avoir le courage politique de les mettre au service de la population et de la planète », conclut Alex Tyrrell.


