(Alexandre D’Astous)-À l’occasion des élections générales québécoises du 5 octobre prochain, Québec Vert, fédération qui représente le secteur de l’horticulture ornementale, environnementale et nourricière du Québec, présente cinq engagements qu’elle souhaite voir intégrés aux plateformes des différentes formations politiques.

Ces engagements visent à mieux reconnaître le rôle du végétal et à soutenir les entreprises et les personnes qui le produisent, le commercialisent, l’implantent et l’entretiennent partout au Québec. Présent dans toutes les régions, le secteur compte 7 836 entreprises, soutient plus de 40 000 emplois et génère un chiffre d’affaires direct de 2,7 milliards de dollars.

Québec Vert invite l’ensemble des formations politiques ainsi que les candidats à intégrer le végétal dans leurs engagements électoraux et à en faire un véritable levier pour améliorer les milieux de vie, soutenir l’économie régionale et renforcer la capacité du Québec à produire et à végétaliser.

Îlots de chaleur et changements climatriques

Alors que les besoins de végétalisation augmentent et que les collectivités doivent composer avec les îlots de chaleur, la gestion des eaux pluviales et l’adaptation aux changements climatiques, Québec Vert estime que le végétal doit être davantage considéré dans les décisions publiques. Cette ambition suppose aussi de renforcer la capacité de produire des végétaux au Québec et de créer les conditions permettant aux entreprises du secteur d’investir, d’innover et de disposer de la main-d’œuvre et des compétences nécessaires.

« Le Québec doit se doter d’ambitions importantes en matière de végétalisation, d’adaptation aux changements climatiques et d’achat local. Pour les réaliser, il faut aussi se donner les moyens de produire les végétaux ici et pouvoir compter sur les entreprises et les personnes qui les produisent, les commercialisent, les implantent et les entretiennent », souligne Nathalie Deschênes, directrice générale de Québec Vert.

Cinq engagements pour le prochain gouvernement

  1. Reconnaître le végétal comme une infrastructure essentielle, en l’intégrant davantage dès la conception des projets publics et en améliorant la coordination gouvernementale en matière de végétalisation.
  2. Sécuriser les ressources nécessaires pour produire les végétaux au Québec, notamment l’eau, l’énergie ainsi que les sols et les espaces de production, tout en soutenant la recherche et l’innovation afin d’améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises.
  3. Simplifier et mieux harmoniser les règles, afin qu’elles tiennent compte des réalités du terrain, de leurs interactions et du caractère vivant des végétaux, tout en permettant au Québec d’atteindre ses objectifs environnementaux et sociaux.
  4. Faire une véritable place aux végétaux québécois dans l’achat local. Alors que le marché québécois des végétaux a connu une croissance au cours des dix dernières années, la part de marché des végétaux produits au Québec a reculé de 2 % à 21 % selon les catégories de produits. Québec Vert propose notamment d’utiliser davantage le pouvoir d’achat public pour soutenir la production et l’expertise d’ici et de soutenir la reconnaissance et le déploiement de la certification Végétaux du Québec.
  5. Assurer la main-d’œuvre, les compétences et la relève dont le secteur a besoin, notamment en soutenant la formation et la stabilisation des emplois saisonniers, en préservant l’accès au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) pour répondre aux besoins saisonniers qui ne peuvent être comblés localement et en adaptant le cadre réglementaire et les processus administratifs aux réalités du secteur horticole.

Produire davantage, investir davantage et végétaliser davantage

Pour Québec Vert, ces cinq engagements sont interdépendants. Accroître la place du végétal dans les infrastructures et les politiques publiques nécessite aussi de disposer d’une capacité de production suffisante, d’entreprises en mesure d’investir ainsi que de la main-d’œuvre et de l’expertise nécessaires pour concrétiser ces ambitions.

Ces engagements représentent ultimement une occasion de générer davantage de retombées économiques au Québec. Produire davantage de végétaux ici, faire appel à l’expertise des entreprises d’ici, développer les compétences et soutenir les investissements contribuent à maintenir des emplois, une activité économique et un savoir-faire dans toutes les régions.

« Nous souhaitons ouvrir un dialogue constructif avec l’ensemble des formations politiques et les sensibiliser au rôle essentiel du végétal et à ses nombreux bienfaits pour l’environnement, la santé, le bien-être et la qualité de nos milieux de vie. Nos cinq engagements visent justement à créer les conditions pour que le Québec puisse bénéficier davantage de ces bienfaits, en faisant plus de place au végétal tout en soutenant les entreprises, les emplois et l’expertise d’ici qui rendent cette végétalisation possible », ajoute Mme Deschênes.

Québec Vert invite les formations politiques à intégrer ces cinq engagements à leurs plateformes électorales et se tient à leur disposition pour échanger sur les mesures permettant de les concrétiser.