(Alexandre D’Astous)-L’Union des municipalités du Québec (UMQ) s’inquiète du nouveau Règlement sur les pratiques agroenvironnementales (RPAE), dont l’application limitera la capacité d’intervention des municipalités en matière de protection environnementale en milieu agricole.

L’UMQ a fait valoir à plusieurs reprises au cours des derniers mois l’importance de préserver l’autonomie municipale en matière d’aménagement du territoire et de protection des milieux naturels. Les orientations annoncées par le gouvernement soulèvent des inquiétudes quant à la capacité des municipalités d’intervenir pour répondre à des enjeux environnementaux propres à leur territoire.
Le dernier filet de sécurité
« Quand les protections environnementales sont affaiblies à l’échelle nationale, les municipalités deviennent le dernier filet de sécurité. Les priver de leur capacité d’agir, c’est éloigner les décisions environnementales des citoyens qui en subissent directement les conséquences. Le règlement annoncé hier a pour effet de restreindre la capacité des municipalités à adopter des mesures adaptées aux réalités locales. Il s’agit d’un recul préoccupant pour l’autonomie municipale et la protection de l’environnement. Les municipalités jouent un rôle essentiel dans la préservation des boisés, des bandes riveraines, des milieux humides et de la qualité de l’eau. Elles doivent pouvoir conserver les outils nécessaires pour répondre aux enjeux spécifiques auxquels elles font face sur leur territoire », a déclaré Geneviève Dubois, première vice-présidente de l’UMQ et mairesse de Nicolet.

L’UMQ poursuivra ses représentations auprès du gouvernement afin que les municipalités conservent la marge de manœuvre nécessaire pour protéger leur environnement et préserver leur autonomie.

Photo : Geneviève Dubois, première vice-présidente de l’UMQ et mairesse de Nicolet. (Photo Facebook)