(Alexandre D’Astous)  Revenu Québec signale que l’ancienne directrice générale de la municipalité de Saint-Simon-de-Rimouski, Fanny Beaulieu Saint-Laurent a été condamnée, le 16 avril dernier au palais de justice de Rivière-du-Loup, après avoir plaidé coupable à des accusations liées à la Loi sur l’administration fiscale. Le tribunal lui a imposé des amendes totalisant 49 238,18 $.

Mme Beaulieu St-Laurent réside actuellement à Vallée-Jonction. Au moment des infractions, elle résidait à Cacouna, et occupait les fonctions de directrice générale et greffière-trésorière de la municipalité de Saint-Simon-de-Rimouski.

Entre le 12 août 2021 et le 30 avril 2022, alors qu’elle occupait ces fonctions, Mme Beaulieu St-Laurent s’est approprié des sommes appartenant à la Municipalité de Saint-Simon-de-Rimouski, notamment en utilisant la carte de crédit de la Municipalité à des fins personnelles, et en effectuant des virements bancaires vers ses comptes personnels.

Selon l’enquête menée par Revenu Québec, elle s’est ainsi approprié un montant total de 294 610,62 $ qu’elle n’a pas inclus dans ses déclarations de revenus des particuliers pour les années d’imposition 2021 et 2022, commettant ainsi les infractions qui lui sont reprochées.

Deux chefs d’accusation

Deux chefs d’accusation ont été portés, et Mme Beaulieu St-Laurent a plaidé coupable aux deux chefs à la suite d’une suggestion commune sur la peine présentée au tribunal.

Cette enquête de Revenu Québec a été réalisée en collaboration avec l’Unité permanente anticorruption (UPAC), dans le cadre du projet Aisance.

Coupable au criminel

Fanny Beaulieu-Saint-Laurent purge une peine de 22 mois dans la collectivité, imposée le 8 janvier 2026 au palais de justice de Rimouski par la juge de la Cour du Québec, Luce Kennedy. Elle a plaidé coupable d’avoir fraudé la Municipalité de Saint-Simon-de-Rimouski pour un montant de 304 000 $.

La Municipalité de Saint-Simon-de-Rimouski a récupéré 145 219 $ provenant de la vente de la propriété du couple accusé à Cacouna.

Photo : Le palais de justice de Rivière-du-Loup. (Photo Alexandre D’Astous)