(Alexandre D’Astous)-Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et La Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, dénonce les nouveaux obstacles administratifs que plusieurs clubs et organismes d’aînés en région doivent affronter pour se qualifier au programme Nouveaux horizons pour les aînés.

Ces groupes, dont les sections régionales de la FADOQ et du Cercle des fermières, dépendent de ce programme et ne peuvent répondre à ces nouvelles exigences ou le faire dans les délais impartis, ce qui met carrément en péril la survie de leurs projets et activités. Le député demande à la ministre responsable de revoir ces critères en tenant compte de cette réalité, et d’ici là, de reporter la réforme du programme Nouveaux horizons.

« Cette situation créée énormément d’incertitude et d’anxiété au sein des clubs et sections régionales d’organismes d’aînés dont la structure repose essentiellement sur l’engagement bénévole. Ottawa demande qu’ils s’enregistrent comme entreprise, ce qui pourrait prendre jusqu’à 10 mois, alors qu’ils ne disposent que d’un mois pour soumettre leurs projets. Ce critère disqualifie aussi d’emblée certains petits groupes, comme certaines FADOQ et Cercles de fermières de niveau local, dont l’organisation mère est enregistrée, mais pas eux. Ces exigences sont totalement déconnectées de la réalité de ces organismes communautaires voués aux aînés qui ne disposent ni du personnel de bureau ni de comptable attitré en mesure de naviguer à travers ces écueils administratifs. C’est un casse-tête inimaginable pour les bénévoles qui travaillent au mieux-être des aînés », avise le député Blanchette-Joncas.

Le député écrit à la ministre

Le député bloquiste a écrit à la ministre responsable cette semaine afin de lui demander qu’Ottawa laisse le temps aux organismes de se conformer et s’assurer qu’aucun ne soit disqualifié par des critères mal conçus qui deviennent de véritables obstacles administratifs.

« Les clubs d’aînés et sections locales de la FADOQ et du Cercle des fermières jouent un rôle essentiel dans la vitalité des communautés régionales. Actifs dans toutes les régions du Québec, ils contribuent notamment à briser l’isolement des aînés et à renforcer le tissu social de leur communauté. La réforme du programme Nouveaux horizons du gouvernement libéral n’est pas conçue pour répondre à la réalité des organismes et des aînés québécois : au lieu de les aider, elle nuit à leurs projets. Nous demandons à Ottawa de la repousser et de retourner à la planche à dessin », conclut Maxime Blanchette-Joncas.

Photo : Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes. (Photo courtoisie)