(Alexandre D’Astous)-Michel Drapeau, 63 ans, de La Rédemption, qui fait déjà face à deux accusations d’agression sexuelle à la suite d’une première arrestation le 16 octobre 2025, a été arrêté de nouveau ce jeudi pour des infractions de nature sexuelle.

En octobre, l’enquête tendait à démontrer qu’il aurait fait des victimes dans l’Est-du-Québec. « Les développements récents laissent croire que d’autres victimes pourraient également se trouver ailleurs sur le territoire québécois. Les infractions reprochées se seraient produites entre 2008 et 2011 et impliqueraient cinq victimes, dont trois personnes d’âge mineur au moment des faits. À ce jour, l’enquête a permis le dépôt de neuf chefs d’accusation additionnels », rapporte la Sûreté du Québec par voie de communiqué.

L’individu doit comparaître au palais de justice de Rimouski au cours des prochaines heures.

Accusations initiales

Pour les accusations initiales, Michel Drapeau a plaidé non coupable, lundi dernier au palais de justice de Rimouski. Son avocate, Me Caroline Bérubé, a enregistré le plaidoyer en l’absence de son client. Avant la tenue du ou des procès, des requêtes devront être tranchées par le tribunal. Le ministère public, représenté par Me Marie-Laurence Rondeau, entend présenter une requête en preuves similaires tandis que la Défense souhaite plaider une requête en séparation de procès.

Les dossiers sont remis au 24 août pour fixer l’audition des requêtes.

Crime en séries

Puisque plusieurs victimes ont été identifiées, la structure de Gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déployée. Il s’agit d’une structure de commandement unifié au sein de laquelle les services policiers québécois travaillent en partenariat afin d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation. Cette coordination provinciale permet la mise en commun des ressources et vise à mieux protéger les victimes.

La Sûreté du Québec rappelle que toute information pouvant faire avancer l’enquête peut être transmise, en tout temps et de façon confidentielle, à la Centrale de l’information criminelle au 1 800 659-4264.

Photo: Michel Drapeau (Photo SQ)