(Alexandre D’Astous)-L’auteure pistoloise Myriam de Gaspé, est l’une des trois finalistes au Prix Artiste — Carrière émergente de Culture Bas-Saint-Laurent (CBSL) dont le gagnant sera dévoilé le 11 juin au Vieux-Théâtre de Saint-Fabien.

Ce prix est assorti d’une bourse de 3 500 $ offerte par les cégeps de La Pocatière, Matane, Rimouski et Rivière-du-Loup ainsi que par Télé-Québec. En plus de ce montant, Yves Lavoie d’En Cavale – Studio de tintype, a réalisé un portrait photographique au collodion humide des trois finalistes.

Décerné annuellement depuis 23 ans, le Prix Artiste — Carrière émergente vise à maintenir la vitalité artistique et culturelle, à soutenir la création artistique, à favoriser la reconnaissance et à contribuer à la promotion des artistes émergents sur le territoire.

Originaire de la région de Montréal, Myriam de Gaspé habite à Trois-Pistoles depuis plusieurs années. Après une maîtrise en littérature dont le mémoire portait sur la poétique, le féminisme et la psychanalyse, elle enseigne maintenant la littérature et la création littéraire au Cégep de Rimouski.

Son premier roman, L’embouchure (Les Herbes rouges, 2025), une enquête intime sur le rêve, l’inconscient et la fluidité du désir, a été finaliste à plusieurs prix, dont le Prix des libraires et le Prix Janette-Bertrand. On peut aussi la lire dans les revues littéraires (notamment dans Estuaire, Liberté et Moebius) ou la voir sur scène avec le collectif de poésie écoféministe Les Sourcils-de-Vénus.

 Autres finalistes

Les autres finalistes sont Mélissa C Pettigrew, en arts visuels et métiers d’art (MRC de Rivière-du-Loup) et Joël Nadeau-Gauthier, en musique et arts sonores (MRC de Kamouraska).

Mélissa C Pettigrew vit et travaille à L’Isle-Verte, où elle a grandi sur une ferme laitière et maraîchère. Artiste visuelle, autrice et cueilleuse de plantes sauvages, elle explore les paysages agricoles et la mémoire collective.

Par ses pratiques en art visuel et en écriture, elle interroge les liens entre territoire et transmission dans une réflexion sur le legs et la tradition à l’aune d’une approche contemporaine. Au cours des dernières années, elle a présenté plusieurs projets ancrés dans le territoire bas-laurentien : la marée creuse l’intérieur (2023), tes objets désorientent mes paysages (2024), ton sol récolte nos intempéries (2025) et ton sol parle par fragments (2026).

Basé à St-Pascal depuis 2020, Joël Nadeau-Gauthier est artiste pluridisciplinaire en arts, musique et architecture, cofondateur du collectif artistique AN IN et fondateur-compositeur pour le groupe expérimental pas de signal. Sa pratique s’intéresse au patrimoine négligé, oublié et abandonné qui façonne le paysage. Il documente, photographie, dessine, filme et compose afin de questionner simultanément la poésie du lieu et les relations que les communautés entretiennent avec ces structures vétustes. Ces œuvres contribuent à la recherche architecturale et posent les jalons d’une réflexion critique sur l’environnement bâti et le territoire.

Photo : Myriam de Gaspé (Photo courtoisie)