(Alexandre D’Astous)-L’R des centres de femmes dénonce un budget largement insuffisant face à l’urgence des violences faites aux femmes. Alors que les féminicides continuent de se produire à un rythme alarmant au Québec, le gouvernement de la CAQ ne prévoit aucun investissement significatif pour soutenir les organismes qui agissent pourtant en première ligne. 

« Investir dans l’hébergement est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant. Prévenir les féminicides, ça commence bien avant la crise, et ça, ce sont les centres de femmes qui le font », explique Stéphanie Vallée, de L’R. 

 Le maigre rehaussement de 20 M$ à la mission globale des OCASSS, soit environ 6 500 $ par organisme, est dérisoire et très loin des besoins réels. À titre comparatif, les centres de femmes membres de L’R auraient besoin d’un rehaussement d’environ 42 M$ pour consolider leurs équipes et répondre adéquatement à leur mission. Pendant ce temps, ces organismes essentiels, qui jouent un rôle clé en prévention, en accompagnement et en intervention en matière de violences faites aux femmes, demeurent largement invisibilisés dans les mesures budgétaires. 

 Les moyens de sauver des vies

« La prochaine victime de féminicide est encore vivante. Qu’attend le gouvernement pour nous donner les moyens de sauver des vies? », affirme Josée Larouche, membre du comité de coordination de L’R. 

 Les centres de femmes sont des espaces clés pour briser l’isolement, soutenir les femmes et agir en amont des situations de violence. Avec un financement adéquat, ils pourraient en faire beaucoup plus pour prévenir l’irréparable. 

Dans un contexte où le gouvernement prévoit des centaines de millions de dollars pour faire face aux « imprévus », il est inacceptable que les besoins connus et urgents du communautaire autonome soient ignorés. Investir dans les centres de femmes, c’est investir dans la santé, la sécurité et la vie des femmes.