(Alexandre D’Astous)-Le personnel professionnel en télétravail consomme autrement : moins autour du bureau, davantage près de son lieu de résidence. C’est ce que constate le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), qui lancera la campagne #AchatLocalSPGQ dès le 1er mars.

Cette initiative vise à montrer l’impact économique réel du télétravail sur les économies locales et régionales. « Nous avons toujours dit que le rôle du personnel professionnel, c’est d’offrir des services à la population et non de faire vivre certains centres-villes. Mais, puisque le gouvernement nous réduit à un rôle de simples consommateurs, nous allons démontrer concrètement où notre argent est dépensé. Les économies réalisées grâce au télétravail sont réinvesties localement par nos membres. Le gouvernement est-il prêt à sacrifier l’économie locale au profit de centres-villes qui n’ont pas su s’adapter? », questionne Guillaume Bouvrette, président du SPGQ.

Commerces de proximité

Tout au long du mois de mars, les membres du SPGQ seront invités à continuer de fréquenter leurs commerces de proximité, à les mettre en valeur sur les réseaux sociaux et à illustrer les retombées positives du télétravail dans leurs communautés. « Un développement économique durable est avant tout local. En forçant un retour accru au bureau, on pénalise directement les commerces locaux. Le temps et l’argent engloutis dans les déplacements réduisent la capacité de consommer près de chez soi. Les chambres de commerce locales et régionales doivent en prendre conscience », indique M. Bouvrette.

Le SPGQ compte près de 34 000 membres, dont 532 dans le Bas-Saint-Laurent. La plupart ont un diplôme universitaire. On les retrouve dans des domaines variés, comme l’actuariat, l’administration, l’agronomie, la biologie, la communication, la comptabilité, l’économie, la fiscalité, l’informatique, la pédagogie, la psychologie et plusieurs autres.