(Alexandre D’Astous)-L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) salue la décision du ministre de la Justice et procureur général du Québec, Simon Jolin-Barrette, de retirer l’article 29 du projet de loi 1. Par le fait même, l’OIIQ estime le moment opportun pour suggérer quelques actions à saisir afin de protéger et de faire avancer le droit à l’avortement au Québec.
« Nous saluons la volonté du ministre de la Justice de transformer sa bonne intention en bonne décision. Retirer l’article 29 constitue la voie à privilégier pour préserver la stabilité et concentrer les efforts sur l’accès aux soins dont les femmes ont réellement besoin », résume Luc Mathieu, président de l’OIIQ.
Deux actions à privilégier pour protéger le droit à l’avortement
Déployer et pérenniser un plan d’action qui fait consensus
Il importe de consolider et d’assurer la pérennité des actions du Plan d’action gouvernemental sur l’accès à l’avortement 2024-2027, qui bénéficie d’un large consensus et répond directement aux enjeux connus d’accessibilité, de continuité et de qualité des soins. Le plan propose notamment de permettre la prescription de la pilule abortive par un plus grand nombre de professionnels de la santé et de soutenir le développement de nouveaux points de services d’interruption de grossesse. Le déploiement de ces actions doit être priorisé.
Assurer un accès universel à l’avortement et à la contraception
Agir sur l’accès à l’avortement et à la contraception est essentiel. Il convient d’assurer, sur l’ensemble du territoire québécois, des soins et services de proximité et véritablement universels, rapides, sécuritaires et gratuits. Il existe encore de trop grandes disparités entre les différentes régions du Québec.
De plus, les services d’avortement doivent être offerts à tous les stades de la grossesse et à l’ensemble des personnes en demande de soins, y compris celles non couvertes par le régime d’assurance maladie du Québec, ce qui n’est pas le cas actuellement.
La collaboration pour rassembler
En tout temps, l’OIIQ continuera de soutenir le développement des compétences des infirmières et infirmiers qui œuvrent dans ce domaine, et de défendre l’importance d’un système de santé qui protège et facilite l’accès aux soins essentiels de santé sexuelle et reproductive. À la suite des consultations particulières du projet de loi, le moment semble tout indiqué afin de poursuivre le dialogue dans un esprit de collaboration en vue de bâtir, avec l’ensemble des acteurs concernés, des solutions durables qui renforcent l’accès universel à l’avortement et à la contraception.
Photo : L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. (Photo Facebook)


