(Alexandre D’Astous)-Alors que les relations commerciales entre les pays sont à un moment charnière de leur histoire, les élus libéraux et conservateurs ont voté contre le projet de loi bloquiste visant à assurer un droit de regard préalable des membres du Parlement sur les traités à être conclus par le gouvernement fédéral.
Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, s’explique mal ce refus à rendre le processus d’adoption des traités plus démocratique.
« Le projet de loi du Bloc Québécois a été déposé à point nommé, alors que nos relations avec les principaux partenaires commerciaux sont en discussion, à commencer par l’ACEUM qui vient à échéance dans cinq mois. Dans cette foulée, de nouvelles ententes et traités impliquant des secteurs clés de l’économie québécoise et bas-laurentienne, comme la gestion de l’offre et le bois d’œuvre, pourraient être conclus et il nous apparaissait essentiel que nous puissions avoir accès au contenu de ces ententes avant qu’elles ne soient ratifiées et pouvoir, le cas échéant, y apporter des améliorations. Notre projet de loi permettait de s’assurer qu’Ottawa agisse avec transparence et respect pour la démocratie, donc la volonté des électeurs, en déposant d’abord les traités à la Chambre des communes pour qu’ils y soient étudiés en comité, puis que le libellé soit dûment voté par les élus. Malheureusement, les opposants à notre projet de loi ne semblent pas avoir saisi l’importance de ce changement », prévient Maxime Blanchette-Joncas.
Le gouvernement décide seul
« À l’heure actuelle, le gouvernement du Canada décide seul, sans consulter le Parlement, de ce que seront les engagements internationaux et commerciaux du pays, ne rend compte à personne de l’avancement des négociations et s’arroge le droit de signer ces traités avant que leur texte ne soit même rendu public. Le gouvernement Carney nous a déjà démontré qu’il est à l’aise avec ce genre de procédé – nous en avons eu la démonstration avec l’adoption sous bâillon du projet de loi C-5 – et qu’il semble fort peu s’inquiéter de l’avis des parlementaires et de l’autorisation du Québec, des provinces et des Premières Nations. Malgré le rejet de notre projet de loi, il demeure que les libéraux ont des comptes à rendre et il est d’ores et déjà certain que le Bloc Québécois et moi-même resteront à l’affût de toute négociation qui pourrait mettre en jeu les intérêts du Québec et du Bas-Saint-Laurent. Je les surveille ! », explique le député de Rimouski–La Matapédia.
Photo : Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes le 5 décembre. (Photo courtoisie)


