(Alexandre D’Astous)-Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, dénonce vigoureusement les graves ratés liés à l’implantation du nouveau logiciel fédéral Curam qui compromettent le versement de la pension de la Sécurité de la vieillesse (SV).

Alors que ces problèmes étaient connus depuis plusieurs mois, rien n’a été corrigé et ce sont les aînés qui en subissent les conséquences. Le député bloquiste exige une intervention immédiate du gouvernement libéral.

« Un autre fiasco informatique au gouvernement fédéral, c’est déjà un de trop. Mais quand ce sont les aînés qui en font les frais et que cela compromet directement le versement de leur pension, c’est totalement inacceptable. C’est d’autant plus choquant que le gouvernement aurait été averti dès juin dernier par des fonctionnaires des nombreux problèmes affectant le nouveau logiciel Curam. Des mois plus tard, rien n’a été corrigé et ce sont les aînés qui en subissent les conséquences », s’indigne le député de Rimouski–La Matapédia.

Jusqu’à neuf mois d’attente

Selon les informations rapportées dans les médias, certains aînés auraient dû attendre jusqu’à neuf mois avant de recevoir leur pension de la Sécurité de la vieillesse. Plus grave encore, des erreurs du système ont touché des personnes ayant choisi de reporter volontairement leur admissibilité à la pension. Ottawa n’en a pas tenu compte, même lorsque les chèques ont été retournés.

Ces versements excédentaires ont artificiellement gonflé les revenus annuels de ces aînés, les pénalisant financièrement et risquant même de réduire leurs prestations futures. Dans une région comme le Bas-Saint-Laurent, où plus d’une personne sur quatre est âgée de 65 ans et plus, ces ratés sont loin d’être anodins. Ils fragilisent directement un nombre important d’aînés et aggravent leur situation financière.

« Ce n’est pas un simple bogue informatique. Ce sont des erreurs graves qui placent des aînés dans des situations financières difficiles. Pour plusieurs, cette pension est essentielle pour joindre les deux bouts. Cette situation exige une prise en charge immédiate », insiste Maxime Blanchette-Joncas.

Un logiciel coûteux

Implanté en 2025, le logiciel Curam devait initialement coûter 1,1 milliard de dollars. Or, selon les plus récentes données, la facture atteindrait maintenant près de 6,6 milliards de dollars, soit six fois plus que prévu.

« Pendant que des retraités appellent Service Canada jour après jour pour tenter de faire corriger leur dossier, le leader parlementaire du gouvernement libéral se contente de banaliser la situation en affirmant que des erreurs informatiques, ça arrive. Ottawa ne peut pas rester les bras croisés. Je joins ma voix à toutes les personnes lésées pour exiger une correction rapide et complète de ce fiasco. Je serai toujours du côté des aînés, c’est un engagement ferme », conclut le député Maxime Blanchette-Joncas.

Photo : Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes, octobre 2025. (Photo courtoisie)