(Alexandre D’Astous)-Alors que les rigueurs de l’hiver frappent de plein fouet les personnes en situation d’itinérance, le Bloc Québécois estime que le gouvernement fédéral choisit de s’en laver les mains en coupant 25 M$ d’aide au Québec avec la fin du Plan de réponse communautaire aux campements (PRCC) le 31 mars prochain, au moment où l’itinérance visible a augmenté de 44 % au Québec en seulement quatre ans. 

Le député de Rimouski–La Matapédia, Maxime Blanchette-Joncas, dénonce une décision irresponsable au moment où la crise s’aggrave partout, y compris dans le Bas-Saint-Laurent.

« Le gouvernement libéral est complètement déconnecté de notre réalité. L’itinérance progresse, les campements se multiplient et des gens basculent dans la rue. Comment peuvent-ils ignorer l’ampleur de cette crise ? », s’indigne le député.

Conséquences majeures anticipées

Le milieu communautaire anticipe déjà des conséquences majeures : aggravation de la précarité, ruptures de suivi psychosocial, diminution de l’accès aux services essentiels et hausse des situations de crise.

« Le fédéral crée des programmes ponctuels dans un dossier qui n’est pas le sien, puis les retire, ce qui déstructure le travail des organismes. Aujourd’hui, il abandonne le dossier et laisse la crise retomber sur les épaules du monde communautaire. À Rimouski, un nouveau centre d’hébergement d’urgence a ouvert le 17 septembre grâce à la mobilisation de la Ville, du CISSS du Bas-Saint-Laurent, de l’organisme communautaire En tout C.A.S. et du gouvernement du Québec. Pendant que le milieu communautaire, le municipal et l’État québécois se mobilisent, le seul acteur qui recule aujourd’hui, c’est Ottawa. La solution est pourtant simple : qu’Ottawa transfère une enveloppe pérenne au Québec et aux provinces, qui sont mieux connectés à la réalité des gens et à celle des réseaux communautaires », affirme Maxime Blanchette-Joncas.

Besoin de financement

« Partout au Québec, le milieu communautaire met en place des mesures efficaces pour soutenir les personnes en situation d’itinérance. Ces organismes ont besoin de financement stable et prévisible pour assurer la continuité des services essentiels. Plutôt que de laisser tomber ceux qui font le travail, Ottawa doit garantir la pérennité des sommes au Québec et aux provinces. C’est ça, agir de manière responsable face à la crise de l’itinérance », conclut Maxime Blanchette-Joncas.

Photo : Maxime Blanchette-Joncas (Photo courtoisie)