(Alexandre D’Astous)-Solidaire des victimes du phénomène des chauffeurs au rabais, le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, presse Ottawa d’agir plus fermement pour rétablir la sécurité sur les routes.

M. Blanchette-Joncas déplore que les libéraux n’aient appliqué qu’une seule des dix recommandations bloquistes et qu’ils refusent toujours d’entendre les victimes en comité.

Bien que le député bloquiste reconnaisse que le retour du T4A constitue une avancée importante pour mieux encadrer le secteur, il souligne que cette mesure à elle seule sera insuffisante pour éradiquer ce problème des chauffeurs au rabais qui secoue l’industrie du camionnage et mine la sécurité sur nos routes.

Insuffisamment informés

« L’hiver est bien là, rendant les conditions routières encore plus périlleuses. Pourtant, neuf des dix demandes déposées par le Bloc et l’industrie du camionnage en début octobre ont été laissées sans réponse par le gouvernement libéral. Les chauffeurs au rabais insuffisamment formés, au volant de véhicules souvent déficients, faussement classifiés comme indépendants, continuent de sévir sur nos routes au péril de leur vie et de celles des autres. Nous pressons les libéraux de mettre en œuvre nos demandes, à commencer par éliminer le droit pour les immigrants temporaires de travailler comme chauffeurs incorporés dans ce secteur, en les limitant au statut de salariés uniquement, ouvrir une enquête officielle sur l’exploitation des chauffeurs et mettre en place un audit automatique pour les entreprises de camionnage sans employés ni camions », réclame le député de Rimouski–La Matapédia.

« Ottawa a pourtant de nombreux leviers à sa disposition pour casser ce climat de laisser-faire qui profite aux mauvais joueurs qui défient les lois. Le gouvernement doit comprendre que seule une série d’actions coordonnées pourra garantir la sécurité des usagers de la route. Il faut envoyer un message clair aux entreprises fautives pour mettre un terme à ce dangereux phénomène », renchérit Maxime Blanchette-Joncas.

Comité paralysé

Pendant ce temps, le comité permanent des transports de la Chambre des communes, qui et en charge d’étudier et d’analyser le dossier, est paralysé par les libéraux qui refusent de remettre les documents demandés par les élus et refusent d’entendre les témoignages des victimes.

« Ce comité, qui devait être un lieu d’écoute et de solutions, est aujourd’hui paralysé par les libéraux, ils refusent même de le convoquer. Cette obstruction, qui protège les entreprises fautives, révèle une déconnexion troublante et un manque flagrant de compassion envers les familles, la population et les chauffeurs. Je pense à Édouard Beaulieu, survivant miraculé de l’accident de Baie-des-Sables, dans notre région du Bas-Saint-Laurent, alors que son père, Ismaël Beaulieu, 41 ans, n’a pas survécu. Pendant ce temps, le chauffeur responsable a continué de conduire pendant cinq ans, et ce, malgré un autre accident au Nouveau-Brunswick. C’est intenable. C’est inacceptable. Et oui, ça me met en colère! », déplore le député Blanchette-Joncas.

Photo : Maxime Blanchette-Joncas lors de la période de questions à la Chambre des communes le 19 novembre dernier. (Photo courtoisie)