(Alexandre D’Astous)-La Commission de la construction du Québec (CCQ) était de passage en Beauce ce lundi afin de souligner le succès des deux premières cohortes de formation de courte durée en électricité au sein de son projet nommé « Parcours rémunéré en alternance travail-études en construction ».
Du même coup, la CCQ souhaite inviter les employeurs à signifier leur intérêt à participer à la prochaine cohorte qui débutera à Québec en janvier 2026, toujours en électricité.
Débutée le 1er octobre dernier au Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière (CIMIC), cette formation de courte durée en électricité livre déjà des résultats prometteurs : 44 personnes sont en alternance travail-études. 22 candidats sont aussi inscrits à une autre cohorte prévue dès janvier 2026 à l’École des métiers et occupation de l’industrie de la construction (EMOICQ). Et ce n’est qu’un début : d’autres formations dans des métiers clés seront déployées dans les prochains mois.
Ces résultats ont été dévoilés par Audrey Murray, présidente-directrice générale de la CCQ, en compagnie de Pascale Déry, ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de Lanaudière, et de Samuel Poulin, ministre responsable de la Jeunesse et ministre délégué à l’Économie et aux Petites et Moyennes entreprises et député de Beauce-Sud.
Invitation aux entreprises
« Entreprises : c’est l’heure de manifester votre intérêt pour ces programmes novateurs pour le deuxième parcours à COUD. Pour les travailleurs, c’est bien plus qu’une formation : c’est une chance d’obtenir un diplôme, d’être rémunéré et de contribuer à bâtir le Québec de demain. Les besoins sont énormes, les opportunités sont là : joignez-vous à nous et faites partie de la solution », lance Audrey Murray, présidente-directrice générale de la CCQ.
« Dans le contexte d’incertitude économique actuel, la formation de la main-d’œuvre est plus que jamais essentielle. C’est un facteur qui contribue à la productivité de nos entreprises et pour réaliser nos grands projets d’infrastructures, partout au Québec, l’industrie de la construction doit pouvoir compter sur du personnel qualifié. En plus de répondre à ce besoin, le programme ouvre aussi la voie à une carrière stimulante et bien rémunérée dans un domaine en forte demande », commente la ministre Pascale Déry.
Formations de courte durée
Le projet de la CCQ est financé dans le cadre du Programme de formations de courte durée (COUD), qui a été mis sur pied grâce à la Commission des partenaires du marché du travail. Il a été exceptionnellement ouvert au secteur de la construction pour offrir aux personnes déjà actives dans l’industrie la possibilité d’obtenir un diplôme d’études professionnelles (DEP), tout en étant rémunérées pendant leur formation et leurs stages en chantier. Les entreprises participantes peuvent recevoir jusqu’à 25 000 $ en subvention salariale pour la formation en classe de ces travailleurs.
« Nous sommes fiers d’accueillir ce programme en Beauce. Le COUD est un exemple concret de ce que nous pouvons accomplir lorsque l’État, l’industrie et les travailleurs unissent leurs forces. Je salue les participants des premières cohortes ainsi que les employeurs qui s’engagent dans cette démarche. Ensemble, nous renforçons l’économie de nos régions et nous offrons à la relève des perspectives d’avenir solides », déclare le député Samuel Poulin.
Il y a dix ans, environ 30 % des nouvelles recrues entraient dans l’industrie sans diplôme. En 2025, cette proportion a grimpé à 70 %. L’absence de formation initiale peut freiner leur intégration et leur mobilisation sur les chantiers, ce qui affecte leur rétention : après cinq ans, 40 % des non-diplômés quittent l’industrie, contre seulement 24 % des diplômés.
La CCQ est reconnue comme promoteur de projets financés dans le cadre du Programme de formation de courte durée (COUD) selon un projet pilote de 2 ans. S’inscrivant dans la stratégie de la CCQ qui vise à contrer la pénurie de compétences sur les chantiers et à améliorer la rétention de la main-d’œuvre, ce premier parcours en électricité est possible grâce au financement de 2 257 650 $ du gouvernement du Québec, par l’entremise du Fonds de développement et de reconnaissances des compétences de la main-d’œuvre administré par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale et dont les programmes découlent des orientations de la Commission des partenaires du marché du travail.
Photo : La ministre Pascale Déry. (Photo Facebook)


