(Alexandre D’Astous)  De nombreux représentants de l’industrie du bois du Québec et des élus de régions forestières étaient présents le 29 octobre à Ottawa pour réclamer que le gouvernement libéral mette en place des mesures concrètes afin de soutenir les entreprises, leurs travailleurs, les régions et leur économie.

Le député de Rimouski-La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, appuie leurs demandes et insiste sur l’urgence de la situation.

Parmi les acteurs de l’industrie du bois qui s’étaient déplacés à Ottawa pour interpeller le gouvernement sur cette crise majeure, on comptait Frédéric Verreault de Chantiers Chibougamau, Guillaume Julien de Domtar, Julien Lampron d’Arbec Bois d’œuvre, Daniel Cloutier d’Unifor, Benoit Lasalle de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers, et des élus municipaux.

Des demandes claires

Leurs demandes sont les suivantes : compenser à hauteur de 50 % tous les futurs droits compensateurs et antidumping que les entreprises auront à payer, et qui seront des actifs récupérables par l’État, et mettre en place un programme de subvention salariale qui permettra aux entreprises touchées par la crise de maintenir le lien d’emploi avec leurs employés, et de préserver leur expertise.

« Les circonstances sont graves pour nos régions. Le Bloc québécois a voulu offrir à cette importante délégation de représentants de l’industrie forestière et des travailleurs de la forêt du Québec la tribune privilégiée du foyer de la Chambre des communes afin de faire entendre leur voix. Les tarifs supplémentaires de 10 % annoncés par Washington s’ajoutent à ceux déjà en vigueur, portant le total à 55 % de droits. Si Ottawa ne réagit pas, des usines fermeront les unes après les autres, et nos travailleurs du Bas-Saint-Laurent seront parmi les premiers à en souffrir », a prévenu le député.

Au cœur de l’économie régionale

« L’industrie forestière est au cœur de notre économie régionale. Dans La Matapédia, La Mitis, Rimouski-Neigette et Les Basques, ce secteur soutient des centaines d’emplois, des entreprises et des municipalités entières. L’aide financière annoncée par les libéraux en août n’est jamais arrivée sur le terrain, et pendant ce temps, des travailleurs voient leurs semaines écourtées, leurs revenus amputés, et leur avenir compromis. Le gouvernement fédéral doit cesser de se traîner les pieds et intervenir maintenant, ça presse ! », a insisté Maxime Blanchette-Joncas.

« L’industrie du bois, c’est 130 000 emplois répartis dans 900 municipalités à travers le Québec. Dans le Bas-Saint-Laurent, ce secteur vital fait travailler près de 5500 travailleuses et travailleurs au sein de plus de 780 entreprises, quatrième région en importance au Québec, et représente à lui seul 34,2 % du poids de l’industrie du secteur primaire et manufacturier, et près de 20 % du produit intérieur brut régional. Cet axe central de notre économie régionale ne peut plus se contenter de promesses vides et de demi-mesures du fédéral. Il faut un plan d’action fort, concret et immédiat pour soutenir nos entreprises et nos travailleurs. Sauver l’industrie du bois, c’est protéger la vitalité de nos régions et l’avenir de nos communautés, dont le tiers des municipalités dépendent directement de ce secteur stratégique », a conclu le député du Bloc québécois.

Photo : Maxime Blanchette-Joncas entouré d’élus et d’intervenants de l’industrie forestière lors du point de presse du Bloc québécois à Ottawa sur les demandes de l’industrie forestière le 29 octobre. (Photo courtoisie)