(Alexandre D’Astous)-La Chambre de commerce de Saint-Jean-de-Dieu souhaite attirer se dit préoccupée par une situation qui touche directement la communauté : la fermeture nocturne de l’urgence de Trois-Pistoles.
L’urgence de Trois-Pistoles est vitale pour les habitants des Basques. La maladie et les accidents ne surviennent pas uniquement le jour. Actuellement, certains patients nécessitant une observation de 24 à 48 heures. Avec la fermeture nocturne, ces patients seront transférés à Rivière-du-Loup ou Rimouski, deux hôpitaux déjà débordés.
Un impact sur toute la région
« Nous nous adressons également aux citoyens de Rivière-du-Loup et de Rimouski. Si l’urgence de Trois-Pistoles ferme la nuit, c’est votre délai d’attente qui s’allongera. De nombreux patients des Basques devront se rendre chez vous, aggravant ainsi la surcharge actuelle des services hospitaliers ».
Un enjeu de vie ou de mort
En cas d’arrêt cardiaque, les ambulanciers effectuent les premiers gestes en attendant la prise en charge médicale. Sans l’urgence de Trois-Pistoles la nuit, le temps pour se rendre dans les hôpitaux avoisinants augmente, sans prise en charge d’un médecin ou d’une infirmière. Le patient risque de ne pas survivre.
Des conséquences économiques majeures
« Les retraités et nouveaux arrivants sont attirés par notre région grâce à la proximité des services médicaux. Si l’urgence ferme, l’insécurité augmentera, entraînant un exode de la population, des pertes d’emplois et des répercussions sur nos commerces déjà fragilisés », mentionne l’organisme.
Pourquoi toujours couper à la base ?
« Le réseau de la santé est une pyramide : les décisions viennent d’en haut, mais ce sont les employés de terrain qui sont en contact direct avec les patients. Pourquoi les coupes budgétaires touchent-elles toujours les services essentiels plutôt que les hauts dirigeants? », questionne la chambre de commerce.
« Ensemble, nous pouvons faire la différence ! Mobilisons-nous pour rappeler aux décideurs l’importance de maintenir l’urgence de Trois-Pistoles ouverte la nuit. Il ne faut pas jouer avec la santé ».
Photo : L’Hôpital de Trois-Pistoles. (Photo Alexandre D’Astous)


