(Alexandre D’Astous)-À l’approche de la saison de la pêche blanche au Bas-Saint-Laurent, l’Équipe de rétablissement de l’éperlan arc-en-ciel rappelle aux pêcheurs d’éperlans qu’ils sont des ambassadeurs pour le rétablissement de cette espèce emblématique de l’estuaire du Saint-Laurent.

Pour une seconde année, une affiche portant sur la règlementation de la pêche à l’éperlan sera présente aux abords des principaux lieux fréquentés par les pêcheurs. Ainsi, les sites de pêche de Rimouski, du Bic, de Notre-Dame-des-Neiges, de L’Isle-Verte et de Rivière-du-Loup sont inclus dans cette initiative. Des cartons d’information seront également distribués aux amateurs de pêche lors de certains événements ou par l’intermédiaire de différents organismes.

Élaborés par l’Équipe de rétablissement de l’éperlan arc-en-ciel, en collaboration avec l’Association des pêcheurs d’éperlans de la rivière Rimouski (APERR), ces outils visent à renseigner et à sensibiliser les pêcheurs, tout en les incitant à partager l’information.

Un devoir de travailler collectivement

« C’est un rappel que nous devons travailler collectivement à la conservation de l’espèce afin de pouvoir continuer à pratiquer la pêche sur glace en famille et entre amis. Les pêcheurs se doivent de respecter la règlementation, bien sûr, mais ils ont aussi un rôle à jouer dans la diffusion de l’information auprès de leur entourage. », croit Marylène Ricard, biologiste consultante et coordonnatrice de l’Équipe de rétablissement.

Bio-indicateur de l’état de santé du fleuve Saint-Laurent et de ses affluents, l’éperlan arc-en-ciel, si petit soit-il, revêt également une importance sur le plan culturel et économique. « La pêche à l’éperlan en période hivernale fait partie de nos traditions. Encore aujourd’hui, elle suscite l’intérêt des pêcheurs sportifs et des touristes de passage, générant ainsi des retombées économiques non négligeables. », souligne Marylène Ricard.