(Alexandre D’Astous) C’est avec le sentiment du devoir accompli que le président de l’association des citoyens en faveur du prolongement de l’autoroute 20, Pierre-Paul D’Anjou, prend un peu de recul par rapport à son implication dans ce dossier.
« Lorsque j’ai initié la formation de cette association, l’objectif était de convaincre le gouvernement de relancer le dossier, ce qui a été fait. L’association est entre bonnes mains. Nous avons des gens de toutes les municipalités le long de la route 132, du Bic à Notre-Dame-des-Neiges. L’objectif de départ est atteint, mais il va falloir que l’association reste vigilante. Il y a le groupe d’opposants au pont qui se fait entendre, mais la ministre Maïté Blanchette-Vézina a été très claire à l’effet que le prolongement de la 20 se ferait. Je ne comprends pas trop la sortie de la députée de Rivière-du-Loup–Témiscouata [Amélie Dionne], qui est venue contredire sa ministre régionale en parlant d’une 132 améliorée », commente monsieur D’Anjou.
À 79 ans, monsieur D’Anjou désire prendre un peu de recul. « Quand je m’implique, je le fais à fond, tellement que ça m’empêche de dormir. Je dois penser à moi. Un comité exécutif a été formé au sein de l’association. Je leur ai dit que j’avais fait mon bout. Présentement, ça bouge au gouvernement. Le Ministère est de retour sur le terrain pour redémarrer le projet. C’est ce que je voulais. Mon mandat est complété. Ce sera à l’association de faire le suivi pour s’assurer que les choses vont avancer. »
Une question de sécurité
« La députée Dionne ne sait pas de quoi elle parle. Les gens qui sont de chaque côté de la 132 entre Trois-Pistoles et Le Bic sont pollués par le bruit, l’odeur d’essence des camions lourds, et les risques d’accident chaque fois qu’ils sortent de leur cour. C’est encore plus vrai pour les producteurs agricoles. Une 132 améliorée ne réglera pas ces problèmes », précise Pierre-Paul D’Anjou.
Des déceptions
Le président sortant se dit déçu du silence des élus municipaux de la MRC de Rimouski-Neigette dans le dossier. « Nous n’avons reçu aucun appui du maire de Rimouski ou du préfet de la MRC dans nos actions. Lorsqu’une pétition a été lancée pour améliorer la 20 entre Rimouski et Mont-Joli, le préfet de la Mitis et le maire de Mont-Joli ont tout de suite fait connaître publiquement leur appui. »
Monsieur D’Anjou déplore la sortie du Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent. « Les véhicules lourds qui ralentissent la circulation sur la 132 causent de la pollution. Plus les véhicules demeurent longtemps sur la route, plus ils polluent. Une autoroute permet de circuler plus vite et donc de moins polluer et de dépenser moins d’essence. »
Projet de cyclotourisme
Pierre-Paul D’Anjou rappelle que Tourisme Bas-Saint-Laurent travaille sur un projet de cyclotourisme le long de la 132. « Le bout qui pose problème est celui où il n’y a pas d’autoroute 20, entre Notre-Dame-des-Neiges et Bic. »
Photo: Pierre-Paul D’Anjou était présent à la mobilisation de samedi à Saint-Fabien. (Photo Alexandre D’Astous)


