(Alexandre D’Astous)-L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a présenté, mardi, une série de recommandations en commission parlementaire sur le projet de loi n°104, visant à modifier diverses dispositions législatives en réponse à plusieurs demandes du milieu municipal.
Les municipalités assument un nombre croissant de responsabilités et interagissent régulièrement avec plusieurs ministères pour des demandes de subvention, des obligations réglementaires, des redditions de comptes ou des échanges d’information. Ces démarches engendrent des coûts importants et mobilisent des ressources considérables.
Selon une étude commandée par l’UMQ et réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton :
- Les exigences gouvernementales représentent un coût annuel estimé à 328,4 M$ pour les municipalités.
- Plus de 4 100 employés municipaux consacrent l’équivalent d’un temps plein pour répondre aux demandes du gouvernement du Québec.
Simplifier l’administration publique
« Nous avons accueilli avec enthousiasme la volonté exprimée
par le premier ministre du Québec, François Legault, dans son discours
d’ouverture de la session parlementaire, de simplifier et d’optimiser
l’administration publique. Le projet de loi n°104 s’inscrit dans cette démarche
et représente une avancée importante vers une gestion municipale plus agile.
Moins de paperasse, c’est plus de services pour la population comme des
infrastructures, des bibliothèques, des parcs. C’est une approche gagnante pour
tout le monde », a déclaré Marc-Alexandre Brousseau, président du caucus
des cités régionales de l’UMQ et maire de Thetford Mines.
L’UMQ réitère sa volonté de collaborer avec le gouvernement du Québec pour
mettre en place des solutions concrètes et durables visant à réduire la
lourdeur administrative notamment en matière de fiscalité municipale,
d’aménagement du territoire, d’urbanisme et de gestion contractuelle.
Photo : Marc-Alexandre Brousseau, président du caucus des cités régionales
de l’UMQ. (Photo Facebook)


