(Alexandre D’Astous)-À quelques jours du scrutin, la candidate du Parti québécois dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques, Ariane Boyer, dresse le bilan de sa campagne en plaçant le changement au cœur de son message.

Après huit années de gouvernement de la CAQ dans la région, elle affirme vouloir incarner une nouvelle façon de représenter la circonscription, plus présente sur le terrain, plus proche des communautés et davantage ancrée dans les réalités locales.

Pour Ariane Boyer, ce changement ne commence pas après l’élection, il s’est construit tout au long des derniers mois. En incluant la précampagne, elle a participé à plus de 200 activités et rencontres et parcouru près de 15 000 kilomètres à travers la circonscription. Elle a notamment rencontré à deux reprises les comités de défense en santé de la région, en plus d’échanger avec des citoyens, des organismes, des travailleurs, des élus municipaux et des acteurs du milieu.

« Le changement que je propose, je l’ai déjà commencé sur le terrain. J’ai voulu être présente, écouter, comprendre et aller partout où il fallait aller. Comme députée, c’est exactement de cette façon que je veux travailler, proche des gens, disponible et déterminée à faire avancer les dossiers de chez nous », affirme Mme Boyer, qui remercie les citoyennes et citoyens rencontrés ainsi que les nombreux bénévoles qui ont accompagné sa campagne.

La santé comme premier chantier

Sa priorité demeure la santé, avec un objectif immédiat, soit le retour des soins obstétriques à Notre-Dame-du-Lac, interrompus depuis plus d’un an. Ariane Boyer réitère l’engagement pris par le chef du Parti québécois et affirme vouloir en faire l’un de ses premiers dossiers.

« L’engagement est pris et je vais le porter avec toute l’énergie nécessaire jusqu’à ce que ce service soit rétabli chez nous. Mais il faut aussi aller plus loin. Nous devons rendre notre région suffisamment attrayante pour recruter et retenir celles et ceux qui font vivre nos services, et redonner davantage de pouvoirs à ceux qui vivent la réalité sur le terrain, près des citoyens qui leur font confiance », souligne-t-elle.

À plus long terme, la candidate souhaite faire de l’attractivité régionale et de la décentralisation de la gestion des soins deux leviers centraux pour assurer des services accessibles et durables partout sur le territoire.

Après 41 ans, une nouvelle page

Le message de changement prend aussi une dimension particulière dans une circonscription qui n’a pas élu de député du Parti québécois à l’Assemblée nationale depuis 41 ans. Le dernier, Jules Boucher, avait été élu à Rivière-du-Loup en 1976 puis réélu en 1981.

Pour Ariane Boyer, cette longue période donne au scrutin actuel une portée particulière. « Quarante et un ans, c’est toute une génération. Des enfants sont devenus parents, puis grands-parents, sans jamais avoir vu un député du Parti québécois représenter notre région à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, une nouvelle génération est prête à prendre sa place, avec ses idées, son énergie et une profonde connaissance du territoire. C’est ce renouvellement que je veux représenter. »

La candidate rappelle que la région a déjà montré qu’elle savait faire confiance à la relève. En 1994, les électeurs de Rivière-du-Loup ont envoyé pour la première fois Mario Dumont à l’Assemblée nationale alors qu’il n’avait que 24 ans. « Notre région n’a jamais eu peur des nouvelles voix lorsqu’elles arrivent avec de l’énergie, du travail et la volonté de servir. Je veux être cette nouvelle voix, celle d’une députée présente, engagée et profondément attachée à notre monde. Pour moi, le changement, ce n’est pas un slogan. C’est une manière de travailler, et c’est ce que j’ai voulu démontrer chaque jour depuis le début de cette campagne », conclut Ariane Boyer.

Photo : Ariane Boyer (Photo courtoisie)