(Alexandre D’Astous)-Ariane Boyer s’engage, si elle est élue, à réunir les municipalités et les acteurs du milieu afin d’élaborer un plan régional de vitalité à long terme, assorti de priorités et d’un échéancier, pour répondre au défi démographique de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques. Ce plan deviendra sa feuille de route pour représenter les familles de la région à Québec et défendre les priorités établies par le territoire.

Alors que près d’une personne sur trois dans le Bas-Saint-Laurent a 65 ans ou plus, Ariane Boyer estime qu’un changement démographique de cette ampleur exige une vision qui dépasse un mandat électoral.

« Un basculement qui s’est produit sur plus d’une génération ne se corrigera pas par tranches de quatre ans. Il faut se donner une direction commune : comment fait-on pour que, dans 20 ans, on puisse encore naître, grandir, travailler et vieillir ici? »

Trois priorités pour la prochaine génération

Le plan qu’elle propose de bâtir avec les municipalités et le milieu devra mener à des actions concrètes autour de trois priorités :

-Les familles, notamment l’accès aux services de garde;

-Les aînés, avec une attention particulière au maintien à domicile;

-Les jeunes, en renforçant les possibilités de formation et les raisons de rester ou de revenir dans la région.

Des places en services de garde éducatifs manquent encore partout dans la région, un phénomène particulièrement présent dans Les Basques, où 52 des 193 places demeurent inutilisées par manque de locaux. Ce manque illustre les obstacles auxquels peuvent se heurter les jeunes familles qui souhaitent s’établir ici.

Projet sur la glace à Saint-Jean-de-Dieu

Le projet de centre de la petite enfance à Saint-Jean-de-Dieu, actuellement sur la glace, serait structurant pour les familles du secteur comme des municipalités avoisinantes, et son report prive tout un territoire d’un service qui contribuerait à attirer et à retenir des familles. Si elle est élue le 5 octobre, Ariane Boyer en fera une priorité dès le début de son mandat, tout en misant sur le modèle des services de garde éducatifs en milieu communautaire, développé chez nous au Témiscouata, qui permet à une ou deux responsables de service de garde éducatif (RSGE) d’offrir leurs services dans un local fourni par la communauté plutôt qu’à leur résidence. Cette formule ouvre des places rapidement là où les bâtiments manquent, et la candidate entend la déployer avec les milieux dans les municipalités qui ne peuvent pas accueillir un CPE.

Soutien à domicile

Du côté des aînés, la candidate s’appuie sur le plan de soutien à domicile présenté par le Parti Québécois, dont une hausse de 50 % du budget des soins à domicile et un accès facilité au crédit d’impôt pour le maintien à domicile. Son objectif régional, c’est que ces sommes se traduisent en heures de services réellement offertes dans chaque municipalité, même les plus éloignées.

« On peut faire toutes les campagnes d’attractivité qu’on veut, si une famille ne trouve pas de garderie ou si un jeune ne voit pas de possibilités d’avenir chez nous, on ne gagnera pas la bataille démographique. Des emplois, il y en a en masse, notamment dans les métiers spécialisés. Le vrai défi, c’est d’attirer des jeunes ici pour les occuper. »

« Mon engagement, c’est qu’on arrête de traiter ces enjeux séparément. Les municipalités savent ce qui freine leur développement et ce dont elles ont besoin pour attirer et garder leur monde. Ce plan doit devenir notre feuille de route : des priorités établies ici, avec le territoire, que je porterai ensuite à Québec. »

Photo : Ariane Boyer (Photo courtoisie)