(Alexandre D’Astous)-Après des mois d’incertitude autour de l’avenir des urgences de Pohénégamook et de Trois-Pistoles, la candidate du Parti Québécois dans Rivière-du-Loup– Témiscouata–Les Basques, Ariane Boyer, veut revoir la façon dont les décisions sont prises dans le réseau de la santé. Elle propose de donner davantage d’autonomie aux établissements et de latitude aux équipes qui connaissent les réalités du terrain.

Pendant de longs mois, les citoyens ont vécu sans savoir si l’accès à leur urgence allait être réduit, une incertitude lourde pour des communautés qui devraient pouvoir compter sur la stabilité de leurs services essentiels. Si ces services ont pu être maintenus, c’est grâce à une impressionnante mobilisation des citoyens et des acteurs du milieu.

« Quand une population doit se mobiliser pendant des mois simplement pour préserver un service essentiel, il faut se demander si les décisions se prennent au bon endroit. Les équipes locales et les communautés ne devraient pas être placées devant des décisions déjà ficelées. Elles doivent avoir un véritable poids dans la gestion de leurs services », affirme Ariane Boyer.

La candidate a rencontré à deux reprises les comités de sauvegarde pour le maintien des urgences, afin d’entendre leurs préoccupations et les solutions qu’ils proposent.

Une autre façon de gérer le réseau

Pour éviter que d’autres communautés aient à mener un tel combat, le Parti Québécois veut laisser une plus grande latitude décisionnelle aux équipes qui travaillent sur le terrain et renforcer la première ligne, notamment en misant sur les CLSC.

Présents à plusieurs endroits dans la région, ces derniers sont un parfait exemple de services de proximité et montrent ce qu’une organisation ancrée dans son milieu peut accomplir. Le parti propose aussi d’abolir Santé Québec et de réinvestir les économies réalisées dans les services directs à la population.

Règles non adaptées aux réalités régionales

Le cas du Bas-Saint-Laurent montre aussi que les règles actuelles ne collent pas toujours aux réalités régionales. La région a obtenu une année supplémentaire avant la fin du recours à la main-d’œuvre indépendante, en raison de ses difficultés d’attraction et de rétention. Pourtant, contrairement aux quatre autres régions visées, elle n’a pas accès aux enveloppes de recrutement destinées aux régions dites éloignées.

« On ne réglera pas les difficultés du réseau simplement en déplaçant des cases dans un organigramme. Il faut donner davantage de latitude dans la gestion des ressources aux gens qui travaillent sur le terrain et qui connaissent leur milieu. »

Des services essentiels à la vitalité de nos communautés

« La santé, c’est aussi une question d’occupation du territoire. Nos communautés doivent avoir davantage leur mot à dire et disposer des moyens nécessaires pour rester des milieux de vie dynamiques et attrayants. »

Photos : Ariane Boyer a rencontré les comités de sauvegarde des urgences. (Photos courtoisie)