(Alexandre D’Astous)-L’Équipe Christine Fréchette -Coalition Avenir Québec s’engage à améliorer l’accès aux prothèses auditives en couvrant un deuxième appareil pour les personnes admissibles au programme public et en permettant la vente libre de nouvelles aides auditives pour les pertes légères à modérées. Cet engagement représente un investissement de 40 M$ par année.
Au Québec, environ 10 % de la population présente une déficience auditive, une proportion qui dépasse 25 % chez les personnes de plus de 60 ans. Près de 680 000 Québécois vivent avec une perte auditive modérée à profonde et le prix des appareils constitue le principal frein à leur acquisition.
« Bien entendre, c’est pouvoir suivre une conversation avec ses proches, participer à la vie autour de soi et rester autonome. Quand on entend moins bien, même un repas en famille ou une discussion entre amis peut devenir plus difficile. Quand on a besoin de deux prothèses, on ne devrait pas avoir à choisir en fonction de ses moyens. Entendre des deux oreilles ne devrait pas être un privilège. On veut que les Québécois puissent continuer de prendre part à la vie qui les entoure. C’est une question de qualité de vie, d’autonomie et d’équité », a fait valoir Christine Fréchette.
Deux prothèses quand c’est nécessaire
Actuellement, le Programme d’aides auditives couvre généralement une seule prothèse par personne. Chez les adultes, seules certaines clientèles, notamment les étudiants, les travailleurs dont la perte auditive est liée à une surdité professionnelle et les personnes ayant une déficience visuelle, peuvent obtenir une deuxième prothèse.
L’Équipe Fréchette propose de moderniser le programme afin de couvrir deux prothèses pour les personnes admissibles qui en ont besoin. La mesure représente un investissement annuel de 40 M$.
Des options plus abordables et accessibles
L’Équipe Fréchette veut aussi permettre la vente libre de nouvelles aides auditives pour les personnes ayant une perte légère à modérée. Actuellement, ces personnes peuvent devoir se tourner vers le privé et débourser jusqu’à 6 000 $ pour des prothèses auditives.
Ces nouvelles technologies peuvent offrir une option plus abordable. Elles sont déjà accessibles en vente libre aux États-Unis et, depuis juin dernier, en Colombie-Britannique pour les adultes ayant une perte auditive légère à modérée. L’Ontario étudie également cette possibilité. Les appareils concernés doivent être homologués par Santé Canada.
La vente libre ne viendrait pas remplacer le rôle des professionnels de la santé auditive. Ceux-ci continueraient de jouer un rôle essentiel dans l’évaluation, le diagnostic, l’accompagnement et les situations plus complexes. La mise en oeuvre se ferait avec les experts et les organismes concernés afin de maintenir les exigences de qualité, de sécurité et de protection du public.
Photo : Christine Fréchette lors d’une activité de campagne cette semaine. (Photo Facebook)


