(Alexandre D’Astous)-L’Union des producteurs agricoles (UPA) demande au prochain gouvernement québécois de répondre aux attentes légitimes des producteurs agricoles et forestiers. D’autant plus que ces attentes sont à la hauteur des efforts qu’ils consacrent quotidiennement au maintien d’une ruralité vivante, dynamique, attrayante et résolument branchée sur les projets et les ambitions de la collectivité québécoise.
« Les entreprises agricoles et forestières de chez nous sont indispensables à notre avenir collectif et représentent les fondements d’un véritable choix de société. Les élections générales doivent permettre de consolider leur contribution inestimable tout en ouvrant la voie à l’atteinte de leur plein potentiel », a déclaré le président général de l’UPA, Martin Caron.
Bien ancrés sur leur territoire, les quelque 42 000 productrices et producteurs agricoles du Québec exploitent plus de 29 000 entreprises agricoles et procurent de l’emploi à environ 52 000 personnes. Chaque année, ils investissent 1,6 G$ dans l’économie régionale du Québec.
Un acteur économique de premier plan
En 2025, le secteur agricole québécois a généré 13,5 G$ de recettes monétaires agricoles, ce qui en fait la plus importante activité du secteur primaire au Québec ainsi qu’un acteur économique de premier plan, particulièrement dans nos communautés rurales.
Plus de 31 000 productrices et producteurs forestiers récoltent quant à eux de la matière ligneuse pour une valeur annuelle d’environ 539 M$, générant un chiffre d’affaires de 4,7 G$ par la transformation de leur bois.
« L’agriculture et la foresterie sont des actifs stratégiques qui façonnent le visage de nos régions sur les plans géographique, communautaire et économique. Leur pérennité est essentielle à l’autonomie et à la sécurité alimentaire des Québécoises et Québécois », a ajouté le président général de l’UPA.
Un projet de société AMBITIEUX, RASSEMBLEUR et DURABLE
Le projet de société que souhaitent continuer de bâtir les productrices et producteurs se traduit d’abord par un soutien gouvernemental à la hauteur des besoins. Rappelons que les gouvernements à travers le monde consacrent en moyenne 2 % de leurs dépenses à l’agriculture. Au Québec, ce soutien n’atteint même pas 1 % (1,5 G$ sur 170,8 G$ en 2026-2027).
Un rattrapage doit être amorcé immédiatement pour permettre aux productrices et producteurs de vivre convenablement de leur profession, financer à coût compétitif les investissements requis dans les fermes et soutenir efficacement les transferts de fermes, qui seront nombreux au cours de la prochaine décennie. Les défis particuliers du secteur biologique, des fermes de proximité, de la relève et des régions périphériques sont également des enjeux cruciaux.
Le prochain gouvernement doit aussi démontrer une adhésion indéfectible à la protection du territoire agricole, une ressource limitée, non renouvelable et essentielle à la société québécoise. Cette préoccupation s’étend à la forêt privée et aux érablières en terres publiques.
« Les Québécois ont des priorités beaucoup plus pressantes que le train à grande vitesse Québec-Toronto en matière d’infrastructures, comme les établissements de santé, le logement, le réseau routier et les écoles. Toutes les formations politiques doivent exprimer leur appui à cette priorisation, en demandant notamment au gouvernement canadien de réévaluer ce projet qui met à risque notre garde-manger. D’autant plus que des solutions de rechange existent, comme le train à grande fréquence », a martelé Martin Caron.
Atteinte de leur plein potentiel
Les entreprises du secteur réclament également un environnement d’affaires axé sur la compétitivité et l’atteinte de leur plein potentiel. Rappelons que leur adaptation en matière d’agroenvironnement fait l’objet d’efforts soutenus depuis des décennies. Les risques associés à leurs activités ont donc été considérablement réduits (innovations technologiques, nouvelles pratiques, etc.). Tous les ministères, plus particulièrement celui de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, doivent combattre la lourdeur administrative et réglementaire.
Ces priorités électorales sont expliquées en détail sur le site Web de l’organisation (section Élections provinciales 2026). Les chefs des principaux partis auront l’occasion de se prononcer sur tous ces enjeux lors de leur rencontre avec les conseillers généraux de l’organisation, aujourd’hui et demain.
Photo : Le résident général de l’UPA, Martin Caron. (Photo Alexandre D’Astous)


