(Alexandre D’Astous)-Selon le regroupement citoyen Le pont de la 20, ça ne tient pas debout, il est totalement irresponsable de courtiser l’électorat en promettant de nouveaux tronçons d’autoroute alors même que les infrastructures actuelles sont en ruine. Celles-ci nécessiteront des milliards de dollars de fonds publics au cours des prochaines années, et ce, seulement pour maintenir les actifs en bon état.

L’organisme souligne que le déficit de maintien des actifs routiers, une sorte de dette cachée de l’État, a explosé au cours des dernières années pour atteindre 40 MM$ en 2025. Les coûts de réfection au kilomètre ont fortement bondi et près de la moitié des routes du Québec sont jugées en mauvais ou en très mauvais état. Le rythme de détérioration est plus rapide que les investissements consentis, ce qui a un impact direct sur la cote de crédit du Québec. Pendant ce temps, chaque parti promet de nouveaux projets. Le calcul ne tient tout simplement pas.

« Il faut mettre un terme au syndrome du ruban, cette tendance politique qui a favorisé de nouveaux projets au détriment de l’entretien. Il faut investir dans le réseau existant et le protéger », lance Sébastien Rioux, porte-parole.

Le groupe rappelle que la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent vient d’exiger, dans sa liste de demandes, que soit priorisé le déploiement d’un plan visant à sécuriser la route 132.

Une question aux candidats

Le porte-parole pose une question aux candidats à l’élection provinciale du 5 octobre. « Comment financerez-vous le déficit de maintien des actifs routiers de 40 milliards de dollars et, simultanément, une nouvelle autoroute? »

« Une commission indépendante d’experts, telle que nous le proposons, analysera chaque projet de façon indépendante afin de s’assurer de sa faisabilité et de sa viabilité économique. Il est temps d’arrêter de faire des promesses sur le dos des prochaines générations », poursuit Sébastien Rioux.