(Alexandre D’Astous)-Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, se réjouit de l’octroi à Alstom du contrat pour le remplacement des trains de long parcours de VIA Rail, qui entraînera d’importantes retombées à La Pocatière ainsi qu’à Saint-Bruno-de-Montarville.

« Après avoir ignoré pendant des années le savoir-faire québécois pour le remplacement des trains de VIA Rail, Ottawa choisit finalement de miser sur l’expertise d’ici plutôt que de faire à nouveau fabriquer les trains aux États-Unis, comme nous le réclamions. C’est une très bonne nouvelle pour La Pocatière, le Bas-Saint-Laurent et toute la filière ferroviaire québécoise », affirme le député du Bloc québécois.

Le maintien de 500 emplois jusqu’en 2035

La fabrication des caisses des 313 nouvelles voitures sera réalisée à La Pocatière, où quelque 250 emplois seront liés au contrat. Selon Alstom, la charge de travail prévue à l’usine devrait permettre d’y maintenir plus de 500 travailleurs jusqu’en 2035. La conception et l’ingénierie seront réalisées à Saint-Bruno-de-Montarville.

Ce choix tranche avec celui effectué en 2018, alors que les libéraux avaient choisi l’entreprise américaine Siemens plutôt que Bombardier Transport, fleuron québécois, pour le remplacement de la flotte de VIA Rail dans le corridor Québec–Windsor, dans le cadre d’un contrat de 989 millions de dollars.

Un calendrier qui soulève des questions

Le député s’interroge toutefois sur le moment choisi pour cette annonce. Il s’agit du plus important investissement de l’histoire de VIA Rail, annoncé une semaine après le déclenchement de la campagne électorale québécoise et dix jours après l’annonce de plus de 11 milliards de dollars au Chantier Davie, le plus important contrat de construction navale de l’histoire du Québec.

« Nous sommes évidemment contents pour La Pocatière, Saint-Bruno-de-Montarville et les travailleurs du chantier maritime Davie. Mais il faut quand même regarder le calendrier : une annonce historique quelques jours avant le déclenchement de la campagne, puis une autre en pleine campagne électorale québécoise. À nos yeux, ça ressemble à une ingérence fédérale bien malvenue dans le débat électoral québécois. Il s’agit d’un précédent dangereux pour la démocratie. »

« Le Québec ne demande pas de faveur. Il demande sa juste part. Nous avons ici les travailleurs, l’expertise et le savoir-faire pour réaliser de grands projets. Ottawa vient enfin de le reconnaître. Il faudra maintenant que ça devienne la règle, pas l’exception », conclut le député Blanchette-Joncas.

Photo : Le député Maxime Blanchette-Joncas. (Photo courtoisie)