(Alexandre D’Astous)-Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, et Joël Arseneau, candidat du Parti Québécois dans la circonscription des Îles-de-la-Madeleine, annoncent deux engagements d’importance pour mieux répondre aux réalités des citoyens des régions.
Ces engagements touchent les soins de santé et le transport aérien. « Nous doublerons le budget d’aide financière aux déplacements pour rembourser les frais réels de transports des patients qui doivent parcourir de longues distances pour recevoir des soins. Nous mettrons sur pied un nouveau programme d’accès aérien aux régions pour garantir une offre de services durable, fiable et abordable », mentionnent les deux politiciens.
« Vivre en région ne devrait jamais faire de quiconque un citoyen de seconde zone, que ce soit pour accéder à des soins de santé ou pour se déplacer sur le territoire québécois. Depuis trop longtemps, les citoyens des régions paient le prix de mauvaises décisions du gouvernement Fréchette-Legault qui ne tiennent pas compte de leur réalité et de leurs besoins. On s’engage à corriger ces iniquités », déclare le chef du Parti Québécois.
Politique de déplacement des usagers (PDU)
Un gouvernement du Parti Québécois révisera en profondeur la Politique de déplacement des usagers et doublera son enveloppe financière afin que les compensations reflètent enfin les coûts réels injustement assumés par les patients. La formation politique propose d’agir concrètement sur deux fronts : rehausser les compensations financières au niveau de celles consenties aux fonctionnaires et revoir et simplifier les critères d’accès et de réclamation.
Malgré la bonification apportée en 2021, sous la pression des demandes du Parti Québécois, les indemnités versées par la Politique demeurent largement insuffisantes pour couvrir les coûts réels de transport, d’hébergement et de repas. Après huit ans au pouvoir, la CAQ a tardé à revoir cette politique et n’a toujours pas déposé la nouvelle mouture qu’elle promettait. Résultat : des patients vivant en région s’appauvrissent ou s’endettent pour accéder à des soins pourtant couverts par le réseau public, alors que d’autres renoncent carrément à se faire soigner.
« C’est une iniquité grave que je dénonce depuis mon premier mandat à titre de député. Imaginez devoir traverser une épreuve aussi difficile qu’un problème de santé, devoir quitter son domicile et s’absenter du travail tout en étant contraint d’assumer des dépenses importantes simplement parce que les soins dont vous avez besoin ne sont pas offerts dans votre région. Personne ne devrait s’appauvrir ou s’endetter pour avoir accès à des soins au Québec », insiste Joël Arseneau.
Le Parti Québécois corrigera cette iniquité en doublant l’enveloppe consacrée à la Politique de déplacement des usagers. Les indemnités seront notamment rehaussées au niveau de celles consenties aux fonctionnaires pour les déplacements, le seuil minimal de 200 kilomètres sera aboli et le plafond de deux nuitées sera retiré afin que le remboursement corresponde à la durée des déplacements médicalement requis. Les critères d’admissibilité des accompagnateurs seront également assouplis.
Réforme du Programme d’accès aérien aux régions (PAAR)
Le Parti Québécois s’engage également à revoir le Programme d’accès aérien aux régions et à l’inscrire dans le cadre d’une Politique nationale de transport révisée, la dernière datant de 2002. L’objectif est clair : désenclaver les régions, notamment la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, l’Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord, en offrant un service pérenne, fiable, abordable et adapté aux besoins réels des citoyens.
La réforme reposera sur quatre grandes orientations :
- adopter une Politique nationale de transport aérien au terme d’une consultation auprès des transporteurs, des municipalités, des MRC, des experts, des citoyens et des acteurs de l’industrie ;
- soutenir le développement de l’offre de services ;
- assurer des tarifs véritablement abordables aux résidents des régions ;
- miser sur l’innovation et la concurrence afin de bâtir un modèle durable.
L’objectif initial du programme, qui devait garantir des billets d’avion abordables aux citoyens des régions, n’a pas été atteint, alors que les coûts globaux pour le trésor public ont explosé. En clair, c’est un autre programme de la CAQ qui a été mal ciblé et mal conçu. Les coûts du PAAR ont explosé de 7,5 M$ à 83 M$ par année en 8 ans, mais le programme n’a aucun effet structurant sur l’offre de service : « Si on compare avec les billets du Programme de réduction des tarifs aériens (PRTA) ou au plafonnement des tarifs à 500 $, le coût du transport aérien pour les gens des régions a augmenté significativement, par exemple de 30 à 50 % pour les résidents des Îles-de-la-Madeleine, parmi les plus dépendants du transport aérien. En somme, la CAQ s’est attardée uniquement à stimuler ponctuellement la demande plutôt qu’à restructurer durablement l’offre, ce qui a démontré un grave manque de vision. Contrairement à la CAQ, le Parti Québécois va s’assurer de bien faire les choses, en dotant le Québec d’une Politique nationale de transport aérien structurante, dotée d’un programme de soutien qui permettra enfin un service fiable, abordable, durable et adapté aux besoins réels des citoyens », affirme Joël Arseneau.
Photo: Paul St-Pierre-Plamondon et Joël Arsenault. (Photo courtoisie)


