(Alexandre D’Astous)-Le comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire a reçu un financement de 24 000 $ pour favoriser une gestion des laisses de mer compatible avec les objectifs de conservation de la Réserve de territoire aux fins d’aire protégée (RTFAP) des Basques.

Les laisses de mer (algues et débris naturels échoués), constituent un élément clé du fonctionnement des habitats côtiers de l’estuaire du Saint-Laurent. Elles soutiennent la biodiversité littorale, servent d’habitat et de source de nourriture pour plusieurs espèces et contribuent à renforcer la résilience des écosystèmes côtiers face à l’érosion et aux changements climatiques.

Dans le territoire de la RTFAP des Basques, ces milieux jouent un rôle important dans le maintien des fonctions écologiques du littoral. Toutefois, l’accumulation de laisses de mer entraîne parfois les municipalités à effectuer des interventions par retrait mécanique motivées par des enjeux d’odeurs ou d’usage des plages. Réalisées sans balises écologiques, ces pratiques peuvent perturber les habitats côtiers et nuire à la biodiversité.

Un guide de bonnes pratiques

Afin de promouvoir des pratiques de gestion compatibles avec les objectifs de conservation de la RTFAP des Basques, le comité ZIP élabore un guide de bonnes pratiques pour la gestion des algues et autres débris naturels échoués sur le littoral.

Le projet comprendra une revue des connaissances scientifiques, techniques et réglementaires et des échanges avec différentes parties prenantes sur le territoire permettront de proposer des recommandations réalistes et adaptées aux réalités locales.

Le projet comprendra également un volet de diffusion et de sensibilisation citoyenne afin d’améliorer la compréhension de l’importance des laisses de mer pour la biodiversité et la résilience du littoral.

La réalisation de ce projet est possible grâce au soutien financier du Fonds d’action Saint-Laurent, via le Programme de restauration dans les aires marines protégées du Saint-Laurent en collaboration avec le gouvernement du Québec.

La municipalité de Notre-Dame-des-Neiges et l’Institut des sciences de la mer de Rimouski de l’Université du Québec à Rimouski (ISMER-UQAR) ont également contribué à hauteur de 3 000 $ et de 5 000 $, respectivement.

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Photo : Laisses de mer sur une plage des Basques. (Photo Charlotte Garneau pour le Comité ZIP)