(Alexandre D’Astous)-)  La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) refuse la demande des propriétaires de la Ferme Cotelet de Saint-Éloi, Antoine Lavoie et Christine Ouellet, qui souhaitaient agrandir leur propriété résidentielle afin de protéger leur puits.

En soutien de la demande, il est indiqué que la superficie visée n’est pas facile à cultiver pour la ferme avec la machinerie actuelle. La présence du puits l’empêche d’y épandre du fumier et de l’engrais chimique. Ainsi, selon les demandeurs, beaucoup de mauvaises herbes y poussent. À leur avis, l’impact ne sera pas important pour la ferme.

La Ferme Cotelet possède le lot visé, d’une superficie d’environ 25,36 hectares, lequel est essentiellement cultivé. La Municipalité de Saint-Éloi avait appuyé la demande par l’adoption d’une résolution par ledu conseil municipal le 10 novembre 2025.

La parcelle visée est cultivée. Elle s’intègre à une plus vaste planche de culture, d’une superficie d’environ 3,2 hectares. Elle est bornée au nord, par le 2e Rang Ouest et par un espace cultivé,; à l’est, par une autre partie de ladite planche de culture et par un emplacement résidentiel; , au sud, par des champs; , et à l’ouest, par l’emplacement résidentiel à agrandir.

Selon l’officier municipal, une grange-étable et une vacherie sont localisées à une distance approximative de 270 mètres du site visé.

L’UPA estime que la parcelle détient un bon potentiel agricole

Le 23 février 2026, la Commission transmet une orientation préliminaire selon laquelle cette demande doit être refusée. Le 19 mars, la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent transmet à la Commission sa position sur la demande et sur l’orientation préliminaire. Elle informe la Commission qu’elle est en accord avec l’analyse de la demande, et avec la décision que la Commission s’apprête à rendre. La Fédération de l’UPA est d’avis que la parcelle visée détient un bon potentiel agricole, et qu’elle présente de bonnes possibilités d’utilisation à des fins d’agriculture, celle-ci étant d’ailleurs cultivée.

La Commission rappelle que l’homogénéité d’une communauté agricole, lorsqu’elle existe, fait partie de ce qu’il faut protéger, et que ce n’est pas en autorisant des agrandissements résidentiels que cette protection est assurée. De plus, permettre l’agrandissement d’une aire d’utilisation résidentielle déjà conforme à la norme municipale de lotissement, et ce, dans un milieu clairement voué à l’agriculture, risque de générer des attentes semblables chez d’autres citoyens, et provoquer un effet d’entraînement qu’il peut être difficile de freiner.

Photo : La ferme Cotelet. (Photo courtoisie)