(Alexandre D’Astous)-Le Parti Québécois s’engage à lancer un vaste chantier de construction de logements sociaux et hors marché et à augmenter les mises en chantier de logements locatifs abordables en allégeant le fardeau administratif des entrepreneurs. 

À l’approche du 1er juillet, la porte-parole du Parti Québécois en matière d’habitation, Catherine Gentilcore, constate qu’à nouveau, l’histoire se répète : des milliers de Québécois n’ont nulle part où aller, faute d’avoir pu trouver un logement. 

« Pour faire baisser les prix des loyers, il faut d’une part augmenter l’offre de logement par l’allégement des normes excessives qui freinent la construction et la rénovation du parc actuel. D’autre part, le Parti Québécois explique depuis des années maintenant qu’il faut agir sur la demande. Nous avons été longtemps les seuls à nommer l’augmentation incontrôlée de l’immigration comme l’une des composantes de l’explosion du prix des loyers. D’ailleurs, la SCHL a identifié ce fait et il est régulièrement fait mention que la diminution de l’immigration a fait baisser la demande pour les logements dans certains marchés », explique Catherine Gentilcore.

Ne pas taxer les petits propriétaires

Par ailleurs, la porte-parole péquiste est d’avis que la solution à cette crise n’est pas de taxer les petits propriétaires et de les éloigner de l’accession à la propriété, comme le pensent pourtant d’autres formations politiques. 

« Le marché a besoin de petits propriétaires, qui font plus avec moins et pour qui la propriété de logements n’est pas une entreprise lucrative, mais bien souvent un revenu d’appoint ou un fonds de pension. Le parc immobilier doit être varié et compter plus de joueurs qui feront baisser les coûts du logement. Taxer davantage le gain en capital, par exemple, ne risque que de concentrer entre les mains de quelques grands groupes la propriété de logements et n’accélèrera pas l’ajout d’unités dans le marché », anticipe Catherine Gentilcore.

Itinérance

L’une des résultantes de la crise actuelle est l’explosion du phénomène de l’itinérance, qui touche désormais plus de 12 000 personnes au Québec. Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a d’ailleurs annoncé récemment que la lutte contre l’itinérance serait la grande priorité sociale de la première année d’un gouvernement du Parti Québécois.

« Le Parti Québécois est fermement engagé dans la lutte contre l’itinérance. Notre objectif est de diminuer de 50% le nombre de personnes en situation d’itinérance d’ici 2030. Le premier axe du plan pour y arriver, c’est l’augmentation de l’offre de logements, en s’inspirant des meilleures politiques publiques à l’international. Chaque personne devrait arriver à se loger selon ses besoins, dans un endroit sécuritaire, propre, assez grand et, surtout, abordable. Pour y parvenir, ça prend de la volonté politique, et c’est qu’on offre au Parti Québécois », a conclu Catherine Gentilcore.

Photo : Catherine Gentilcore (Photo Facebook)