(Alexandre D’Astous)-En cette Journée nationale du déménagement, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) rappelle que l’accès à un logement demeure un défi majeur pour de nombreux ménages québécois.
Les données d’une étude réalisée par Léger pour Vivre en Ville, en collaboration avec l’APCHQ, révèlent qu’un locataire sur cinq (21 %) a éprouvé des difficultés à payer son loyer au cours de la dernière année, une proportion qui atteint 25 % à Montréal. De plus, seulement 22 % des ménages locataires croient pouvoir accéder à la propriété, comparativement à 27 % en 2023. Ces résultats témoignent d’une pression croissante sur les ménages québécois, dans un contexte où les coûts du logement locatif ont augmenté en moyenne de 7,5 % en 2025.
« Derrière les déménagements d’aujourd’hui, il y a des milliers de ménages qui peinent à trouver un logement correspondant à leurs besoins et à leur budget. Pour améliorer durablement l’abordabilité et l’accessibilité du logement, le Québec doit accélérer la création de nouvelles unités d’habitation et lever les obstacles qui freinent leur réalisation, notamment en créant des conditions favorables à l’investissement, en simplifiant les processus d’approbation et en améliorant la prévisibilité réglementaire », souligne l’APCHQ.
Augmentation de l’offre résidentielle
Selon l’APCHQ, l’amélioration durable de l’abordabilité passe notamment par une augmentation de l’offre résidentielle, tant sur le marché locatif que sur celui de la propriété, mais aussi par la modernisation et la rénovation du parc résidentiel existant, dont une partie importante est vieillissante. Favoriser l’accès à la propriété permet également de répondre aux aspirations de nombreux ménages tout en libérant des logements locatifs pour les personnes qui en ont besoin.


