(Alexandre D’Astous)-Au Québec, plus de 50 000 PME devront changer de mains dans les prochaines années. Six de ces transferts sur dix échouent faute d’anticipation, et 60 % des dirigeants concernés n’ont pas de plan de relève. Face à cet enjeu, dix institutions majeures s’associent à l’École d’Entrepreneurship de Beauce (EEB) pour sensibiliser les dirigeants de PME québécoises sur l’importance de préparer l’avenir de leur entreprise.
 
Le Mouvement Propulsion Repreneurship, lancé en février 2024 sous l’initiative du Fonds de solidarité FTQ en collaboration avec l’EEB et ses partenaires fondateurs, la Banque Nationale et Desjardins, accueille aujourd’hui six nouveaux collaborateurs : BCF, la Banque de développement du Canada, Investissement Québec, la Caisse de dépôt et placement du Québec, Nordence et PwC. C’est collectivement que ces dix institutions ont choisi de porter le Parcours PÉRENNISER comme levier concret de cette mobilisation. « À l’EEB, on côtoie les dirigeants au quotidien. On voit à quel point ils sont pris dans l’opérationnel, et à quel point la question de l’avenir de leur entreprise reste en suspens, pas parce qu’elle n’est pas importante, mais parce qu’ils ne savent pas par où commencer. Voir dix institutions, présentent sur le terrain, s’engager à les sensibiliser à l’importance de s’arrêter pour avoir cette réflexion stratégique, c’est un signal fort. La pérennité des PME québécoises, c’est une responsabilité collective », explique Isabelle Le Ber, PDG de l’EEB. 

Préparer l’avenir de leur entreprise

À travers le Parcours PÉRENNISER de l‘EEB, appuyé par la méthode éprouvée de l’organisation, les entrepreneurs pourront s’arrêter, réfléchir et préparer activement l’avenir de leur entreprise. Il s’agit d’un point de départ concret et neutre.  

« Nous n’avons aucun intérêt financier dans les décisions qui en découlent, ce qui permet aux participants de s’ouvrir pleinement, notamment en échangeant avec des entrepreneurs ayant déjà vécu un transfert. Préparer l’avenir de son entreprise doit devenir un réflexe entrepreneurial, au même titre que l’élaboration d’un budget ou d’un plan stratégique. Ce n’est pas un aveu de départ imminent. C’est un acte de gestion responsable », ajoute Mme Le Ber. Cette mobilisation inédite envoie un signal à l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial québécois. La pérennité des entreprises d’ici est une priorité partagée.Photo : Isabelle Le Ber, PDG de l’EEB. (Photo courtoisie)