(Alexandre D’Astous)-L’Association de la construction du Québec (ACQ) salue la décision du ministre du Travail, Jean Boulet, de reporter l’entrée en vigueur des nouvelles normes prévues au Code du bâtiment du Québec.
Bien que l’ACQ comprenne l’intention derrière l’ajout de ces différentes normes, l’heure est aux choix. « Nous sommes d’avis qu’une réflexion plus élargie doit être menée en collaboration avec l’ensemble des acteurs de l’industrie de la construction, avant d’introduire de nouvelles obligations réglementaires. Au cours des dernières années, la multiplication préoccupante de normes et autres exigences administratives a considérablement alourdi la réalisation des projets structurants, pourtant essentiels au développement économique du Québec. Cette dynamique de spirale réglementaire a des impacts directs sur les coûts, les délais, la productivité, tout en réduisant la capacité de livrer efficacement les projets. Dans ce contexte, une révision de la lourdeur administrative et réglementaire applicable au secteur de la construction au Québec s’avère nécessaire », mentionne l’organisme dans un communiqué.
Alléger la charge administrative
L’ACQ a d’ailleurs proposé des solutions concrètes afin de diminuer les coûts de construction et d’alléger la charge administrative et réglementaire. Ces mesures, ancrées dans la réalité du terrain, permettraient de réduire concrètement et significativement les coûts de construction.
« Nous souhaitons travailler de concert avec les autorités pour identifier les ajustements nécessaires à la mise en œuvre du prochain Code, tout en limitant les impacts financiers que ces changements peuvent engendrer. Il est essentiel de prévoir des standards élevés de qualité de construction, sans perdre de vue la capacité de payer des donneurs d’ouvrage et la réalisation des projets dont le Québec a besoin », poursuit l’organisation.
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