(Alexandre D’Astous)-Le Festuaire de Cacouna revient, pour ses « Noces de bois deboutte », les 18 et 19 juillet : une 5e édition festive, rassembleuse et ancrée dans le territoire du Bas-Saint-Laurent. Ce festival multidisciplinaire gratuit et convivial transforme à nouveau le village côtier de Cacouna en scène ouverte et propose, pendant deux jours, une programmation d’envergure réunissant musique, poésie, danse, théâtre et arts vivants.

« Le Festuaire, c’est d’abord un événement villageois, mais qui attire désormais des gens de partout au Québec. À Cacouna, les formes d’art se rencontrent et les artistes prennent le temps de vivre le territoire de notre poésie (Miron), le temps d’une fin de semaine. Ça fait maintenant cinq ans qu’on voit nos chiffres augmenter, faisant la preuve que, comme ailleurs au pays, les gens du Bas-du-Fleuve ont faim d’art et de culture », souligne Hugo Latulippe, président et cofondateur de l’événement rassembleur.

Encore cette année, des artistes bas-laurentiens et des invités de marque venus de Montréal, d’Acadie ou d’ailleurs partageront créations, performances uniques et moments de rencontre dans une ambiance pensée pour offrir à tous et toutes un moment dédié à la curiosité et à la réflexion collective. Le Festuaire s’adresse à tout le monde : « On peut venir au Festuaire pour voir un spectacle, manger et boire entre amis, découvrir un artiste ou simplement passer un moment dans le plus beau village côtier du Bas-Saint-Laurent. Tout le monde y a sa place. »

De la poésie pour débuter

Les festivités débuteront le samedi 18 juillet sous le chapiteau du Festuaire, installé pour l’occasion au parc du Clocher, avec un souper communautaire accompagné des saveurs locales du MAQAHAMOK – Pub Wolastoqey et du Marché Desbiens. En soirée, la poésie sera à l’honneur avec un micro ouvert Poésie sur le parvis dirigé par les poètes cacounois Jonathan Lamy et Rachel McCrum, réunissant notamment Noémie Pomerleau-Cloutier, Mathieu Gosselin, Élise Denis et Hugo Latulippe.

La Pistoloise Marilie Bilodeau

La soirée se poursuivra avec le BSL Système Son : une grande célébration musicale imaginée par Guillaume Monette, mettant en lumière six artistes emblématiques de la scène locale dans un spectacle créé spécialement pour le Festuaire. Ce sera l’occasion de retrouver sur scène Kourage (gagnant de Ma première Place des Arts 2025), Marilie Bilodeau (la reine de Trois-Pistoles), le Papillon Social Club (lauréat de l’album jazz de l’année au GAMIQ 2025), le compositeur William Guay, le néo-bas-laurentien Van Carton et la jeune sensation Maolie Fleurent.

Le dimanche 19 juillet s’ouvrira avec une performance de la lumineuse danseuse et chorégraphe acadienne Gabrielle Boudreau, flamboyante lauréate de la saison 2023 de l’émission culte RÉVOLUTION, suivie d’une médiation publique animée par l’artiste visuelle et cofondatrice du Festuaire Stéphanie Robert. En après-midi, la salle paroissiale accueillera Warm Up de l’autrice-compositrice-interprète Mykalle Bielinski, une oeuvre singulière et inspirée, à mi-chemin entre concert, performance et manifeste écologique, explorant notre rapport à la décroissance et à la crise climatique.

Un concert classique le dimanche

Le festival se conclura avec un concert classique présenté à la magnifique église anglicane de Cacouna, en collaboration avec l’organisme Cacouna en Concerts. Les pianistes Guillaume Aubertin-Hogue et Jean-Gabriel Otis, finissants du Conservatoire de Rimouski, y interpréteront des oeuvres de Ravel, Buxtehude, Mozart et Schumann.

Fidèle à sa volonté de rendre les arts accessibles à tous et toutes, le Festuaire de Cacouna demeure entièrement gratuit grâce à l’appui de généreux partenaires publics et privés, dont la municipalité de Cacouna, l’Hôtel Lévesque, le bureau de circonscription de la députée et ministre du Tourisme Amélie Dionne, le député fédéral Bernard Généreux ainsi que l’entreprise Hugues Guérette. Les contributions volontaires du public seront toutefois les bienvenues afin de soutenir le développement de cet événement culturel unique dans la région.

« Nous remercions également le Conseil des arts et des lettres du Québec pour le soutien financier accordé dans le cadre du programme de partenariat territorial du Bas-Saint-Laurent », ajoutent les organisateurs.