(Alexandre D’Astous)-La préparation à la retraite des travailleurs est à l’ordre du jour d’une rencontre du Fonds de solidarité FTQ qui a lieu ce jeudi à Rimouski. Réunissant plus de 30 responsables locaux (RL) du réseau du Fonds venant du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, l’évènement inclut des échanges sur des enjeux économiques et financiers de l’heure.

« L’insécurité financière à la retraite touche encore trop de Québécois comme en témoigne le recours au Supplément de revenu garanti. C’est presque 40 % de la population québécoise de 65 ans et plus qui bénéficie de ce programme fédéral pour les personnes âgées avec de plus faibles revenus, le troisième plus haut taux provincial au Canada», déplore Isabelle Renaud, première vice-présidente au Marché de l’épargne au Fonds.

« Renverser la situation nécessite un travail de longue haleine.  Nous devons donc sensibiliser les jeunes dès aujourd’hui à l’importance de planifier et d’épargner tôt, d’autant plus que certains indicateurs demeurent préoccupants. »

Des obstacles à l’épargne

Un récent sondage Léger, réalisé pour ÉducÉpargne auprès des 18-34 ans au Québec, montre que le coût élevé de la vie, des revenus insuffisants et la priorisation du remboursement des dettes sont considérés comme les principaux obstacles à l’épargne.

Cela s’ajoute à d’autres défis en matière de retraite au Québec, dont l’écart du revenu moyen de presque 30 % entre les femmes et les hommes de 65 ans et plus.

« La sensibilisation à l’épargne en vue de la retraite est au cœur de la mission du Fonds de solidarité FTQ. Au quotidien, nos RL présents dans les milieux de travail et notre Centre de formation économique accompagnent un nombre croissant de Québécoises et de Québécois afin de mieux planifier l’avenir. La rencontre à Rimouski illustre concrètement notre engagement à être présents sur le terrain, partout au Québec », a conclu Isabelle Renaud.

Au Québec, c’est l’équivalent d’un travailleur sur six qui est actionnaire du Fonds de solidarité FTQ. Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine comptent plus de 29 000 personnes qui ont épargné auprès du Fonds pour la retraite.