(Alexandre D’Astous)-Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, presse Ottawa d’agir rapidement pour soutenir les PME menacées par les nouveaux tarifs américains sur l’acier, l’aluminium et le cuivre.

Selon une analyse de Desjardins, près du quart des exportations vers les États-Unis est désormais touché par ces nouveaux tarifs.

Depuis le 6 avril, environ 24 % des exportations québécoises vers les États-Unis sont visées, comparativement à environ 17 % auparavant. Selon Desjardins, le taux tarifaire effectif moyen du Québec a presque doublé, passant d’environ 5 % à près de 10 %.

En pratique, le nouveau mode de calcul des tarifs américains étend les droits de douane à un nombre beaucoup plus important de produits manufacturés. Plusieurs produits auparavant exemptés en vertu de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) sont maintenant frappés par des tarifs pouvant atteindre 25 %.

Des prêts insuffisants

Le Bloc Québécois juge la réponse fédérale insuffisante. Les prêts et les mesures de liquidité annoncés ne suffisent pas. Les entreprises ont besoin d’aide directe pour préserver leurs équipes et leur capacité de production.

« Ce sont les entreprises manufacturières de transformation, souvent des PME, qui sont les plus durement touchées. Les mesures annoncées hier, centrées sur des prêts, ne répondent pas à l’urgence. Concrètement, ce sont des contrats qui disparaissent, des marges qui se réduisent et des quarts de travail qui sont menacés », a déclaré Maxime Blanchette-Joncas.

Des solutions concrètes

Le Bloc Québécois propose une subvention salariale pour préserver le lien d’emploi; des tarifs de sauvegarde pour éviter le contournement commercial, notamment par la Chine, et des mesures favorisant l’achat local.

« Les entreprises n’ont pas besoin de s’endetter davantage : elles ont besoin d’un soutien immédiat et prévisible pour garder leurs travailleurs en poste. Les mesures actuelles risquent de laisser de côté les PME les plus fragilisées, et chaque semaine d’inaction augmente les risques de fermetures et de pertes d’emplois », a ajouté le député.

Protéger les emplois manufacturiers

Le Québec compte 441 000 travailleurs dans le secteur manufacturier, dont environ 11 500 dans le Bas-Saint-Laurent. Dans la région comme ailleurs au Québec, il est essentiel de protéger les PME, les sous-traitants et les emplois qui soutiennent les économies locales.

« Les annonces partielles ne suffisent plus. Nous demandons au gouvernement de mettre en place sans délai un soutien direct aux entreprises, incluant une subvention salariale pour protéger les emplois et les PME les plus vulnérables », a conclu Maxime Blanchette-Joncas.

Photo : Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes le 5 décembre. (Photo courtoisie)