(Alexandre D’Astous)-Finalement de retour après trois ans de silence discographique, FUUDGE, qui sera en spectacle le 28 novembre à Rimouski, fera paraître l’album Les horribles ce 15 mai sous Folivora, ne septième parution au total en 10 ans.

Vous avez déjà entendu la fuzzée L’abomination et la funky Le mentor, et en voici un dernier avant-goût : l’immensément démente et sinistre Je sais pas c’que j’fais icitte, continuant à faire état du vaste amalgame de genres et d’ambiances qu’on retrouvera sur ce quatrième album studio de la formation.

S’ouvrant sur un riff fangeux évoquant le sludge metal des Melvins, Je sais pas c’que j’fais icitte s’acharne de façon tout aussi pondéreuse sur ses pré-refrains nu-metal – élargissant par le fait même, une fois de plus, la palette sonore du groupe, tout en sondant les inégalités sociales et en traçant un parallèle avec l’angoisse des épiceries.

Une guitare pressante et téméraire
 
C’est une guitare pressante et téméraire qui donne le ton à Les horribles – celle de J’va bientôt t’abandonner, qui se mute en brûlot metal industriel. Puis le fuzz déferle en déclinaisons stoner, punk, noise et alt-rock (L’abominationLa honteJ’vois noir dans l’clairPas fierTu t’en fousV’là les horribles), il y a des moments plus pop (Le mentorOué! Non!), des expérimentations qui virevoltent entre urgence et folie (Le cortègeJe sais pas c’que j’fais icitte), puis ça se clôt avec le doublé de la méditation folk post-apocalyptique de Les ciels oranges et du joyau alt-rock aux probantes réminiscences 90s qu’est Ma joie m’étrangle.
 
Tout au long, on y retrouve la pluralité stylistique propre au groupe, entre lourde distorsion et guitares sèches, airs qui restent en tête, mini-passages prog, harmonies denses, voix de fausset aiguës aussi bien que féroces grondements. L’ensemble réaffirme la singulière proposition de FUUDGE : cette capacité à façonner des mélodies accrocheuses tout en les enfouissant dans d’imposantes couches de bruit.
 
« On ne peut pas parler d’un album concept, mais je peux dire qu’il y a deux thèmes qui se dégagent de cet album : le changement et la monstruosité. Ce sont des thèmes qui peuvent être assez vagues, ou être carrément ultra d’actualité quand on y pense un peu », affirme David Bujold, de FUUDGE.
 
Entre bons vieux sentiers battus par leur propre tapage et propension aux surprises et aux détours, Les horribles marque un autre jalon pour le quatuor montréalais : d’emblée, on reconnaît le son de la formation et, bien qu’on ne puisse pas savoir où ça va aller, on sait que ça va être toute qu’une ride.

Spectacles
6 juin @ Limoilou en Musique (Québec)
18 juin @ Foufounes électriques (Francos de Montréal) – Lancement
2 juillet @ Sherblues (Sherbrooke)
4 juillet @ L’Auberge des Balcons (Baie-St-Paul)
23 juillet @ La traversée du Lac (Péribonka)
11 septembre @ Le Vieux Palais de l’Assomption (L’Assomption)
9 octobre @ Le Zaricot (Saint-Hyacinthe)
10 octobre @ Le Mycélium (Victoriaville)
23 octobre @ L’ANTI bar et spectacles (Québec)
24 octobre @ L’Ouvre boîte Culturel (Baie-Comeau)
27 novembre @ Ras L’Bock (Saint-Jean-Port-Joli)
28 novembre @ Les Bains Publics (Rimouski)
 

Photo : FUUDGE (Photo courtoisie)