(Alexandre D’Astous)–Au terme d’un échange robuste à la période des questions, le député de Jean-Talon et porte-parole du Parti Québécois en Énergie, Pascal Paradis, constate que le ministre de l’Énergie de la CAQ ouvre grand la porte à la fracturation hydraulique dans la vallée du Saint-Laurent.
« Mon échange ce matin est étonnant : d’une part, le ministre de l’Énergie, Jean Boulet, qui a voté contre l’exploitation des hydrocarbures en 2022, a pris la défense de l’aspirante au poste de première ministre, Christine Fréchette, dont il appuie la candidature à la direction de la CAQ, et a ouvert la porte comme elle à considérer et analyser l’exploitation des gaz de schiste. Devant le malaise de nombreux élus caquistes, le leader du gouvernement, Simon Jolin-Barrette, a dû se lever pour rappeler que la Loi mettant fin à la recherche d’hydrocarbures ou de réservoirs souterrains, à la production d’hydrocarbures et à l’exploitation de la saumure s’applique toujours », relate Pascal Paradis.
« Le budget du gouvernement de la CAQ prévoit des milliards en subventions discrétionnaires aux entreprises. Le projet de loi 5 sur l’accélération des projets, y compris les projets en ressources naturelles, est actuellement sous étude. Est-ce que le gouvernement de la CAQ compte utiliser ces leviers pour revenir sur sa parole ? La question est simple : est-ce que le gouvernement est encore d’accord avec la loi qu’il a fait adopter ? », résume le député péquiste, qui ajoute ne pas être rassuré.
Rappelant que le gaz de schiste et la façon de l’extraire polluent aussi bien l’air que l’eau, le député péquiste a mis au défi le ministre de l’Agriculture de se prononcer, sans succès.
Une fracturation caquiste
« Nous sommes en année électorale et il y a visiblement une fracturation caquiste au sujet de la fracturation hydraulique : je mets au défi tous les élus caquistes de la Rive-Sud du Saint-Laurent de divulguer leur position sur la reprise de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste dans leur circonscription. La députée de Sanguinet et le député de Trois-Rivières ouvrent la porte. Est-ce que vous l’ouvrez aussi ? », défie enfin Pascal Paradis.
Photo : Le député Pascal Paradis. (Photo courtoisie)


