(Alexandre D’Astous)-Le Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement régional, de l’Est du Québec (GRIDEQ) en collaboration avec le Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés (CELAT) et l’Institut du patrimoine culturel (IPAC) propose une conférence de Cyrine Bouajila, anthropologue, responsable des partenariats de recherches à Espace Ville Autrement, Montréal, sur le thème: Suivre le fil réparateur : repenser le patrimoine bâti comme démarche réparatrice dans la migration, le jeudi 12 mars à 11 h 30 à la Salle E-305 de l’UQAR ou par Zoom.
Dans le cadre de la série « Réparer le patrimoine pour mieux habiter le monde », organisée et animée par Daniela Moisa, à l’occasion du cours DST 57225 – MS Habiter au XXIᵉ siècle : enjeux sociaux, territoriaux et environnementaux
« Mon parcours migratoire, de l’architecture en Tunisie à l’anthropologie du patrimoine bâti au Québec, s’est tissé autour d’un “fil réparateur” : celui qui relie l’espace construit à la reconstruction identitaire. Comme nombre de personnes immigrantes, j’ai traversé la reconfiguration des repères, des assises professionnelles et académiques. C’est en explorant l’anthropologie de l’espace que j’ai pu renouer avec le patrimoine architectural, de manière différente, mais continue. L’étude du patrimoine québécois, jeune et souvent déserté, contraste avec celle du patrimoine de mon pays d’origine – ancien, moins soigné et préservé, mais encore habité. Cette différence m’a amenée à questionner les modes d’attachement au patrimoine bâti et les manières de nous l’approprier quand il s’agit d’anciens lieux de pouvoir. Cette présentation propose une réflexion qui compare les manières de s’approprier le patrimoine bâti, en Tunisie et au Québec, pour en faire un lieu de rencontre vivant et réparateur pour les communautés. Et si la reprise collective des bâtiments patrimoniaux, anciens lieux de pouvoir, constituait un geste réparateur – pour l’histoire, pour les territoires, et pour celles et ceux qui les habitent? »


