(Alexandre D’Astous)-Le Comité de vigie indique que la poursuite de la mobilisation est essentielle pour obtenir des garanties formelles de la part du CISSS du Bas-Saint-Laurent et de Santé Québec dans le dossier de l’urgence de Trois-Pistoles.

À la fin de la consultation publique du 11 février, les membres du Comité devigie ont présenté plusieurs pistes d’action en vue de maintenir, voire d’accroître la pression dans les prochaines semaines. 

« L’annonce de la semaine dernière est arrivée dans un crescendo important de mobilisation, et il est important pour les membres du Comité de vigie de souligner leur intention ferme de maintenir la pression dans les temps à venir, avec l’appui et la participation de la population. ».

« On nous dit avoir entendu la population, mais on ne semble pas nécessairement prêts à l’écouter, et à prendre des engagements clairs pour assurer le maintien des services. Nous, ce qu’on demande, ce n’est pas de retourner à la planche à dessin, c’est de tourner la page définitivement sur les menaces de diminution ou de fermeture des services », poursuit le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney.

Des participants de tous les horizons

Cette assemblée de consultation a permis de réunir une riche diversité de participants, à la fois élus, citoyens, d’organismes locaux et régionaux, travailleurs du réseau de la santé et représentants d’entreprises locales et d’organisations syndicales. 

Lors de l’assemblée de consultation, les personnes réunies ont eu l’occasion d’entendre plusieurs informations importantes sur les répercussions d’une fermeture,  — même partielle,  — des services à l’urgence hospitalière de Trois-Pistoles. Ce fut également un moment pour faire le point sur les luttes de résistance rurale de ’Est-du-Québec ces dernières décennies, et sur la manière dont la bataille pour la sauvegarde des urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook s’inscrit dans cette lutte historique pour la vitalité de notre territoire, et pour la dignité des personnes qui l’habitent.

Les médecins Maxime Martin et Émilie Pelletier, le président de la Chambre de commerce de Saint-Jean-de-Dieu, Éric Malenfant, la présidente de la Chambre de commerce de Trois-Pistoles, Pascale Gagnon, et l’infirmière Kim Beaulieu se sont aussi adressés aux gens présents pour parler des impacts qu’auraient une diminution des services à l’urgence.

Plusieurs citoyens ont pris la parole pour remercier le personnel de l’urgence pour leur travail. Certains ont témoigné avoir été sauvés à l’urgence de Trois-Pistoles. Le président du Comité pour le maintien de l’urgence de Pohénégamook, Gilles Pelletier, est venu démontrer son soutien aux gens de Trois-Pistoles.

 Une résolution adoptée

À l’issue d’un vote, les personnes réunies ont également adopté une résolution qui se lit comme suit :

« Il est résolu que l’assemblée citoyenne réunie en l’église de Trois-Pistoles le 11 février 2026 exige que Santé Québec et le CISSS du Bas-Saint-Laurent mettent fin immédiatement à toute procédure, démarche ou projet pouvant mener à long terme à la réduction, la limitation ou l’abolition des services d’urgence à l’hôpital de Trois-Pistoles/Les Basques. »

« Le message est clair pour la population des Basques. Nous espérons qu’il l’est tout autant pour le CISSS et pour Santé Québec », ajoute M. Vaney.

Photo : L’infirmière Kim Beaulieu a pris la parole entourée de ses collègues de l’urgence. (Photo Alexandre D’Astous)