(Alexandre D’Astous)-Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, déplore le rejet par la Chambre des communes du projet de loi visant à exclure le Québec de l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien.
Le projet de loi visait uniquement à permettre au Québec d’appliquer son propre modèle d’intégration, adopté le 28 mai 2025 par l’Assemblée nationale du Québec.
Concrètement, le projet de loi proposait que la Loi canadienne sur le multiculturalisme ne s’applique plus au Québec, afin que le Québec puisse appliquer un seul modèle d’intégration.
Rejeté par une large majorité
« Le projet de loi a été rejeté par une large majorité à la Chambre des communes, ce qui montre que les libéraux, les conservateurs et le Nouveau Parti démocratique refusent toujours de reconnaître réellement ce qui distingue le Québec. Ils persistent à défendre un multiculturalisme uniforme, alors que le Québec a fait un choix démocratique clair en matière d’intégration », affirme le député.
Le Bloc Québécois souligne que ce choix fédéral entre en concurrence directe avec le modèle d’intégration du Québec et complique inutilement l’intégration des nouveaux arrivants.
« Ce que le Québec demande est simple : pouvoir accueillir les nouveaux arrivants en français, sans ingérence fédérale, et bâtir une culture commune autour de valeurs partagées, comme la protection de la langue française, la laïcité de l’État et l’égalité entre les femmes et les hommes », poursuit M. Blanchette-Joncas.
Une nation?
En 2006, la Chambre des communes a reconnu que les Québécois forment une nation. Lorsque les choix démocratiques du Québec sont systématiquement refusés, la question de son autonomie réelle finit inévitablement par se poser.
« En refusant aujourd’hui de respecter les choix collectifs qui en découlent, Ottawa démontre que cette reconnaissance demeure symbolique. Ces partis ont fait leur choix. Il appartiendra aux Québécoises et aux Québécois de juger de la suite », conclut l’élu bloquiste.
Photo : Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes le 19 novembre dernier. (Photo courtoisie)


