(Alexandre D’Astous)-Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, porte-parole du Bloc Québécois en science et innovation et vice-président du Comité permanent de la science et de la recherche de la Chambre des communes, est intervenu ce vendredi à la période de questions à la Chambre des communes pour dénoncer les suppressions de postes annoncées par le gouvernement libéral à l’Institut Maurice-Lamontagne, à Mont-Joli, dont l’expertise est reconnue partout au Québec.

Le député avait déjà critiqué publiquement ces annonces et interpellé la ministre responsable. Il est revenu à la charge à la Chambre des communes afin de maintenir la pression sur le gouvernement et obtenir des réponses claires.

L’Institut Maurice-Lamontagne est au cœur de la recherche océanographique et de la surveillance scientifique au Québec. La suppression de 20 postes fragilise directement le travail de recherche qui y est mené et aura des répercussions bien au-delà de Mont-Joli, touchant l’ensemble du Québec.

Enjeux climatiques

Selon le député, ces compressions affaiblissent la capacité du ministère des Pêches et des Océans à fonder ses décisions sur une expertise solide, à un moment où les enjeux climatiques exigent davantage de science.

« Le milieu des sciences est inquiet. Les libéraux coupent 20 emplois à l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, un pôle scientifique régional majeur et un joyau de la recherche océanographique. C’est une perte d’expertise préoccupante qui met en péril autant le développement scientifique et économique de nos régions. Et ça réduit la capacité de Pêches et Océans d’agir en fonction des données probantes, ce qui est déjà un sérieux problème dans ce ministère-là.

Affaiblir la science

Est-ce qu’on peut vraiment se permettre d’affaiblir la science pour faire des économies de bouts de chandelles? »

Cette situation n’est pas un cas isolé et envoie un signal inquiétant à l’ensemble du milieu de la recherche au Québec, tout en compromettant la capacité de l’État à respecter ses obligations en matière de surveillance scientifique et de gestion durable des ressources marines.

Le député poursuivra ses interventions pour faire toute la lumière sur l’ensemble du plan de coupures et pour que la science demeure au cœur des décisions publiques.

Photo : Maxime Blanchette-Joncas lors de la période de questions à la Chambre des communes, septembre 2025. (Photo courtoisie)